"On est prêts au sacrifice ultime et pourtant notre image est salie" : le dépit des policiers de terrain après les manifestations contre les violences policières

David Di Giacomo

Après 34 ans passés dans la police, quand Didier entend le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner promettre devant les sénateurs, après les manifestations en soutien à Adama Traoré, des sanctions pour chaque "expression raciste", il tient à rappeler qu’à ses yeux, il n’y a jamais eu d’impunité. "Pour nous, policiers, ce rappel est inutile : on sait que lorsque des propos racistes sont remontés à la hiérarchie, ils sont sanctionnés, il n’y a aucun doute là-dessus."

Le travail d’un policier est de faire respecter la loi alors on veille à la respecter nous-mêmes.

Didier, policier

à franceinfo

Philippe, la quarantaine, est fonctionnaire dans le nord de la France. Mardi, il ne pensait pas que les manifestations pour dénoncer les violences policières réuniraient autant de monde. "Même si certains individus se comportent mal, soupire-t-il, ils ne représentent pas l’ensemble des fonctionnaires de police sur tout le territoire."

Il faut arrêter de stigmatiser et de profiter de la situation qui se passe à l’étranger pour mettre le feu aux poudres sur notre sol.

Philippe, policier

à franceinfo

"On est prêts au sacrifice ultime pour protéger nos concitoyens et derrière, notre image est ternie, salie", indique-t-il, amer. (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi