Prêtre tué et accusé de pédophilie: "Des choses n’ont pas été prises à leur juste valeur", regrette son évêque

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Prêtre tué et accusé de pédophilie: "Des choses n’ont pas été prises à leur juste valeur", regrette son évêque

Depuis des décennies, "beaucoup de personnes étaient au courant" des agissements du père Roger Matassoli, le prêtre tué dans l’Oise début novembre et accusé de pédophilie. La première plainte contre lui remonte à 1984 et pourtant, l’homme d’église n’a été écarté de ses fonctions paroissiales qu’en 2009.

Le processus a été long à se mettre en place, "le prêtre, c’était comme le maire ou le médecin, on ne pensait pas qu’il puisse agir ainsi", explique dans les colonnes du Parisien Monseigneur Benoît-Gonnin, nommé évêque dans l’Oise en 2010. Dès son arrivée, il a été averti par une victime.

Mgr Benoît-Gonnin assure avoir reçu rapidement le père Matassolli pour tenter d’éclaircir la situation. "Ses réponses étaient très ambiguës. Il parlait de sa santé défaillante. Je me rends compte maintenant que c’était un de ses modes de défense, qu’il a employé également avec des victimes", explique-t-il pour justifier le temps de latence.

Une enquête canonique ouverte en 2018

Car plus longue encore a été l’attente avant que l’Eglise n’ouvre une enquête, en 2018. "Après le dépôt d’une plainte au civil, émanant d’une nouvelle victime, une procédure canonique a été engagée qui a permis d’entendre les victimes connues. Le père Matassoli a été alors interdit de tout ministère, même privé", précisait le 6 novembre dans un communiqué l’évêque de Beauvais, Noyon et Senlis.

Et...

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