"Je suis prêt à mourir s'il le faut" : au coeur des milices armées qui menacent les Etats-Unis

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Les chemises hawaïennes aux couleurs qui claquent dans le froid hivernal font penser à la fête. Pourtant, il flotte comme un air de défaite à Richmond en Virginie, ce jour-là. Mike Dunn, le leader de la section locale des Boogaloo Bois, une milice anti-gouvernement fédéral, se veut rassurant en affirmant que les autres devraient arriver plus tard, juste après midi. La réalité sera plus cruelle. A 14 heures, ce 18 janvier, tout était plié et chacun avait repris le chemin de sa vie. Le Lobby Day, une spécialité du cru et qui existe depuis vingt ans. La Virginie ne rigole pas avec les armes. Elles sont partout. Pourtant, le fameux Open Carry qui vous permet de vous promener ouvertement avec un fusil ou autre, n'a pas été autorisé ce lundi 18 janvier. Il faut dire que les autorités sont légèrement sur les dents depuis l'attaque du Capitole le 6 janvier dernier.

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Nous sommes ici pour défendre notre droit à porter des armes, dont les autorités locales veulent justement nous priver

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Aucun Etat n'a envie de voir des agités envahir le capitole local ou encore tirer contre ceux dont ils désapprouvent la ligne politique. D'ailleurs, de l'autre côté d'une rangée de barrières métalliques, on peut apercevoir des dizaines de policiers qui montent la garde devant le Capitole. Mais les milices de tout poil ont bravé les ordres. Les Black Panthers, version 2020, les Proud Boys d'extrême-droite, ou encore les Boogaloos Bois ont fait fi de la consigne. Et s'affichent tous lourdement armés.&nbs...


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