Présidentielle: Xavier Bertrand refuse une primaire "sous une forme déguisée"

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Xavier Bertrand lors d'un discours à Saint-Quentin dans l'Aisne le 27 juin. (Photo: Pascal Rossignol via Reuters)
Xavier Bertrand lors d'un discours à Saint-Quentin dans l'Aisne le 27 juin. (Photo: Pascal Rossignol via Reuters)

POLITIQUE - Si Les Républicains pensaient avoir avancé en actant le principe d’une primaire fermée, c’est raté. Ce jeudi 30 septembre dans Le Figaro, Xavier Bertrand, candidat à l’élection présidentielle, laisse entendre qu’il préférerait se passer de cette désignation interne.

“J’ai toujours indiqué que je demanderai le soutien de ma famille politique (...) Je le redis aujourd’hui très clairement. Mais si un congrès de rassemblement a du sens, un congrès d’affrontement nous replongerait dans les divisions de la primaire de 2016”, prévient le président des Hauts-de-France, interrogé sur sa participation au congrès du 4 décembre, date à laquelle les adhérents LR sont invités à choisir leur champion pour 2022.

“Plutôt que de s’opposer les uns aux autres, je propose aux autres candidats que l’on se rencontre très rapidement, avant le 13 octobre”, poursuit l’ancien ministre, qui juge le processus choisi par Les Républicains un peu trop lent.

“Cela n’a aucun sens”

“Nous ne pouvons pas être les derniers à dire clairement qui sera le candidat de la droite et du centre. Ce n’est pas possible !”, justifie-t-il, estimant que la solution trouvée par le parti de Christian Jacob s’apparente à une primaire “sous une forme déguisée”. Ce qu’il souhaite à tout prix éviter. Jouant la carte du rassemblement, Xavier Bertrand considère également que la méthode proposée par le parti de droite conduira à des divisions.

“Comment imaginer que fin 2021, à quelques mois seulement du scrutin, on continue encore à s’affronter entre nous?”, interroge-t-il, imaginant un vote des adhérents qui validerait une candidature, plutôt qu’un scrutin qui départagerait des candidats.

“Par le passé, les congrès ont permis de se rassembler et de créer une dynamique. Et ce ne sera pas un congrès avec un seul vainqueur et des vaincus. Je suis celui qui peut battre Emmanuel Macron et Marine Le Pen”, affirme Xavier Bertrand. Avant d’ajouter: ”je ne vais pas faire campagne contre ceux avec qui je vais gouverner. Cela n’a aucun sens! Je n’ai pas d’adversaire dans ma famille politique”.

Reste à savoir comment ses concurrents, qui étaient tous pour l’organisation d’une primaire ouverte, accueilleront la proposition de Xavier Bertrand.

À voir également sur Le HuffPost: À peine réélu, Bertrand a plus parlé ”à la France” qu’aux “Hauts-de-France”

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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