Présidentielle : en s'abstenant "devant l'urne", Jean Lassalle a enfreint le code électoral

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Le député, éliminé au premier tour, a choisi de ne pas s'abstenir depuis chez lui mais de le faire directement au sein de son bureau de vote.

Il avait annoncé qu'il voterait blanc. Ce dimanche, Jean Lassalle s'est finalement abstenu "devant l'urne". L'ancien candidat à la présidentielle s'est rendu dans son bureau de vote de Lourdios-Ichère, dans les Pyrénées-Atlantiques, et, après un passage dans l'isoloir, a mimé devant l'urne le geste du vote, avant de glisser finalement son bulletin dans sa poche.

"Maquis politique"

Le député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques s'est ainsi déclaré "abstentionniste devant l'urne". Il a justifié son geste en expliquant vouloir "marquer (sa) désapprobation la plus totale contre la campagne électorale que nous venons de vivre" et dire "que la situation est préoccupante".

Après "ces 15 derniers jours de campagne, qui m'ont procuré autant de nuits blanches (...) je me suis dit que le vote blanc n'était plus à la hauteur", a expliqué Jean Lassalle, indiquant ainsi être "rentré dans une forme de maquis politique".

Celui qui a obtenu 3,13 % des suffrages lors du premier tour a précisé qu'il "doit continuer sa réflexion les semaines qui viennent" sur le maintien ou le retrait de sa candidature aux prochaines législatives de juin. "Je n'en sais rien, il y avait aussi des députés qui étaient aussi des maquisards...", a-t-il commenté.

Non-respect du code électoral

Toutefois, avec "cet acte qui pourrait apparaitre choquant ou insensé", selon lui, le député a enfreint le Code électoral. Celui-ci stipule, en effet, que "toute discussion ou délibération des électeurs est interdite à l’intérieur des bureaux de vote". Tout commentaire est donc proscrit.

Cette séquence devrait donc être inscrite dans le procès-verbal du bureau de vote en question qui "retrace le déroulement des opérations" et où doit figurer "toute réclamation des électeurs ou des délégués des candidats ou des listes, ainsi que les décisions motivées prises par le bureau sur les incidents qui ont pu se produire".

Le non-respect de cette règle peut entraîner une amende de 15 000 euros et/ou un an d'emprisonnement.

Article original publié sur BFMTV.com

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