Pour la présidentielle, les règles de parrainage ne changeront pas, assure Attal

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Au micro d'Europe 1, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a rejeté l'idée d'une modification du système des parrainages pour la présidentielle de 2022. (Photo: Capture d'écran Europe 1)
Au micro d'Europe 1, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a rejeté l'idée d'une modification du système des parrainages pour la présidentielle de 2022. (Photo: Capture d'écran Europe 1)

PRÉSIDENTIELLE 2022 - “Il y a 40.000 personnes qui peuvent parrainer et il faut 500 parrainages.” Ce mardi 11 janvier, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a exprimé la position officielle sur l’un des thèmes qui montent dans cette campagne présidentielle: pas question de changer les règles à moins de quatre mois du scrutin.

Au micro d’Europe 1, le proche d’Emmanuel Macron a notamment évoqué un débat qui revient inlassablement ”à chaque élection présidentielle” sans “qu’aucune des majorités qui se sont succédé (n’ait) proposé de faire évoluer ou voulu faire évoluer ces règles-là”.

D’autant qu’à l’entendre, il n’y a pas de réel doute quant à la capacité des principaux candidats au scrutin suprême à obtenir ces parrainages, pour peu qu’ils s’y consacrent sérieusement. ”À chaque élection présidentielle, on entend des candidats dire qu’ils ne sont pas sûrs d’arriver à obtenir leurs parrainages. Et puis finalement, ils y arrivent...”

Pécresse met la pression sur ses rivaux

Et d’évoquer pour étayer son argument son cas personnel, ou du moins celui du président de la République actuel. “Je sais que c’est difficile. Moi je me souviens que quand j’ai accompagné Emmanuel Macron en 2016, les parrainages, il a fallu aller les chercher avec les dents”, a-t-il relaté. “On n’avait pas de parti, pas d’élus qui nous soutenaient au départ et progressivement ils nous ont rejoints.”

Pour Gabriel Attal, “d’ici quelques semaines” Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Éric Zemmour, qui répètent leurs difficultés à rassembler les 500 signatures d’élus devant être présentées au Conseil Constitutionnel pour entrer dans la course à l’Élysée, auront les soutiens nécessaires.

Véritable marronnier de la Ve République et sujet de débat récurrent dans la vie politique française, la question des parrainages a été réchauffée cette fois-ci par Valérie Pécresse, qui a fait savoir peu après sa désignation comme candidate des Républicains, qu’elle était disposée à débattre avec ses rivaux ayant obtenu les soutiens nécessaires pour concourir.

Mélenchon veut changer les règles

Mais alors que la socialiste Anne Hidalgo a par exemple obtenu très rapidement ses signatures, d’autres personnalités figurant en bien meilleure posture dans les enquêtes d’opinion continuent à dénoncer un fonctionnement anti-démocratique et assurent être en difficulté pour obtenir les leurs.

Lundi 10 janvier, au cours d’une conférence de presse donnée depuis son QG parisien, l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon a notamment demandé une réforme du système actuel, comparant l’obtention des 500 parrainages d’élus à un “couperet”. Pour le double participant à la présidentielle, ce système devrait à l’inverse inciter les élus à permettre une juste représentation de “l’arc” politique, c’est-à-dire des différentes sensibilités existant dans le pays. Une première modification à apporter serait selon lui le rétablissement de l’anonymat des parrains, aboli sous François Hollande et Manuel Valls en 2016.

Interrogé sur la question, Gérard Larcher a assuré mardi qu’il recevrait Jean-Luc Mélenchon à sa demande. Le président du Sénat a estimé que le député des Bouches-du-Rhône, ainsi que Marine Le Pen et Eric Zemmour, “doivent pouvoir se présenter”.

Toujours ce mardi, une commission chargée d’examiner les modalités d’organisation de la présidentielle se réunit. Selon Le Monde, Jean Castex pilotera la réunion, mais davantage pour évoquer le contexte sanitaire lié à la crise du Covid que pour faire évoluer les modalités du scrutin et les conditions nécessaires pour y participer.

À voir également sur le HuffPost: Dans leurs vœux pour 2022, les candidats ont tous leur manière de dire au revoir à Macron

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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