Présidentielle: Pompili "plaint" Jadot, qui manque de "leadership"

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Yannick Jadot à gauche, Barbara Pompili à droite. - AFP
Yannick Jadot à gauche, Barbara Pompili à droite. - AFP

La ministre de la Transition écologique et ex-EELV Barbara Pompili a assuré dimanche "plaindre" Yannick Jadot qui "fait campagne dans des conditions pas possibles", tout en critiquant le manque de "leadership" du candidat écologiste à la présidentielle.

"Je le plains, Yannick Jadot," a déclaré Barbara Pompili, qui avait quitté Europe écologie-les Verts en 2015, interrogée sur la campagne du candidat écolo dans l'émission Questions politiques sur France Inter.

"Quand vous voyez Sandrine Rousseau qui était sa porte-parole il y a quelques semaines dire qu'il faut augmenter les prix du carburant en pleine crise des prix de l'énergie, et qui il y a quelques jours vient sur tous les plateaux se réjouir de la candidature annoncée de Christiane Taubira, je le plains, parce qu'il fait une campagne dans des conditions qui ne sont pas possibles," a poursuivi celle qui avait rejoint Emmanuel Macron avant la présidentielle de 2017.

Mais "ça montre aussi au-delà de ça que Yannick Jadot a un problème, puisqu'il est supposé rassembler la gauche, rassembler les Français autour d'un projet écologique, et il n'est même pas capable de rassembler son parti. Il y a problème de leadership, et donc je vois que ça n'ira pas très loin," a-t-elle poursuivi.

Une "cacophonie" à gauche

"Ce que je vois à gauche est quelque chose qui ne me réjouit pas," a-t-elle dit, assurant "voi(r) une très très forte impréparation à cette présidentielle, une cacophonie".

Or "pour le débat politique on a besoin d'avoir une gauche et des écologistes qui soient un peu plus en forme, un peu plus costauds. Sinon, regardez ce qui se passe: le débat aujourd'hui est monopolisé par les thèses de l'extrême droite, par des thèmes sécuritaires, des thèmes d'immigration".

Également interrogée sur les propos du ministre de la santé Olivier Véran, qui a reconnu que le passage du pass sanitaire au pass vaccinal constituait une obligation vaccinale de fait, Barbara Pompili a estimé que son collègue avait "totalement raison".

Mais à la question de pourquoi le gouvernement n'assumait pas explicitement une telle obligation, la ministre a estimé que l'essentiel était "comment on fait pour la mettre en oeuvre" et qu'il serait difficile d'en contrôler le respect.

Alors qu'avec l'évolution vers un pass vaccinal, "on a un outil qui est facilement utilisable, tout le monde l'a sur son portable, c'est quelque chose qui est très opérationnel".

Article original publié sur BFMTV.com

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