Présidentielle : “Si Le Pen gagne, Poutine gagne”

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Présidentielle : “Si Le Pen gagne, Poutine gagne”
Yves Herman / REUTERS

Une victoire hypothétique de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle française serait un bouleversement majeur pour l’Europe. Elle serait par la même occasion “un succès” pour le président russe, Vladimir Poutine, “car elle ferait voler en éclats le front commun européen et transatlantique qui l’a fortement sanctionné pour son invasion de l’Ukraine et qui contribue à défendre le pays attaqué”, avance le site espagnol El Confidencial, classé au centre droit.

Le journaliste Ignacio Cembrero résume sa pensée en une phrase, à l’approche du scrutin du dimanche 24 avril : “si Le Pen gagne, Poutine gagne.” Il remarque que la candidate d’extrême droite a “changé de discours” depuis l’invasion russe en Ukraine, mais qu’elle se montre “conciliante” envers le chef du Kremlin.

Ce grand connaisseur de la France et du Maghreb s’attarde sur les relations passées de la leader de l’extrême droite française avec la Russie de Poutine : son prêt d’un montant de 9 millions d’euros contracté auprès d’une banque russe proche du pouvoir pour sa campagne électorale de 2014 ; sa rencontre avec Vladimir Poutine au Kremlin en 2017 ; le fait qu’“elle avait auparavant considéré l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 comme allant de soi car, selon elle, elle avait été validée par un référendum légal”.

Retrait partiel de l’Otan

Ignacio Cembrero précise néanmoins que Marine Le Pen parle aujourd’hui de l’invasion russe de l’Ukraine comme d’une “violation manifeste du droit international” par Moscou. “Elle est allée jusqu’à évoquer la possibilité que l’armée russe ait pu perpétrer des ‘crimes de guerre’ à Boutcha, près de Kiev”, ajoute El Confidencial.

Cependant, une éventuelle élection de Le Pen à l’Élysée serait positive dans l’immédiat pour Poutine puisque la chef du RN s’oppose aux sanctions contre les importations de gaz russe et prône, une fois la guerre terminée, “‘un rapprochement stratégique entre l’Otan et la Russie’, même si Poutine reste président, pour éviter que cette dernière ne tombe aux mains de la Chine”, détaille le média espagnol.

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