Présidentielle: comment Macron distille ses premières propositions sans officialiser sa candidature

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Emmanuel Macron à Nice ce lundi 10 janvier 2022. - BFMTV
Emmanuel Macron à Nice ce lundi 10 janvier 2022. - BFMTV

Plus que jamais, les prises de parole d'Emmanuel Macron ressemblent à celles d'un candidat. Alors que le président sortant refuse toujours d'officialiser sa candidature, malgré une "envie" récemment revendiquée, les premières lignes de son programme se dessinent au fil de ses déplacements et de ses interventions.

Ce lundi, alors qu'il s'était rendu à Nice pour parler sécurité, Emmanuel Macron a dévoilé certaines de ses premières propositions. Comme en septembre dernier, il a expliqué vouloir doubler les effectifs de police et de gendarmerie sur le terrain d'ici à 2030. À cela s'ajoute la création de nouvelles brigades de gendarmerie en milieu rural.

Des promesses qui rappellent 2017

Pour contrer le harcèlement de rue, l'un de ses engagements de candidat en 2017, Emmanuel Macron a proposé de tripler le montant des amendes à 300 euros, et de doubler la présence policière dans les transports. Autant de mesures sur un thème phare de la campagne présidentielle, et qui ne seront, sauf surprise, pas votées avant la fin de son mandat.

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Vendredi, alors qu'il participait au congrès national de la Fédération des acteurs de la solidarité, le chef de l'État a notamment promis d'indemniser les parents qui ne trouveront pas de solutions de garde d'enfants en crèche. Une promesse qui intervient alors qu'il avait promis de créer 30.000 places pendant son premier mandat. "Nous arriverons à en ouvrir moitié moins", a-t-il reconnu vendredi.

De quoi commencer à dresser une liste des engagements d'Emmanuel Macron pour la campagne à venir, alors que, quelques jours plus tôt, dans une interview très remarquée au Parisien pour des propos polémiques sur les non-vaccinés, d'autres sujets étaient mis en avant.

Attendre, un risque?

Le président sortant a ainsi expliqué qu'il y avait des "choses à améliorer" sur le dossier des taxes de succession. Sans donner un avis définitif, il a expliqué ne pas penser "qu'il faut augmenter les droits de succession à tout-va, au contraire". Sur un autre sujet, il a également expliqué souhaiter revaloriser les salaires des enseignants.

Des propositions, des déplacements, des interviews... Le tout ressemble donc bel et bien à une campagne qui ne dit pas son nom. Ce que ses adversaires potentiels ne manquent pas de critiquer. Cela avait notamment été le cas de Valérie Pécresse en raison de l'interview-bilan réalisée sur TF1 le 15 décembre dernier. Reste que pour le moment, Emmanuel Macron semble vouloir rester le maître des horloges le plus longtemps possible en ce qui concerne son futur.

Et ce au risque de crisper une certaine partie des Français. Après son interview sur TF1 diffusée, 68% des Français avaient estimé qu'il "profite de sa fonction de président pour faire campagne" d'après un sondage Odoxa publié par Le Figaro.

Article original publié sur BFMTV.com

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