Présidentielle: Mélenchon salue chez Jadot "des positions plus proches" des Insoumis qu'avant

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Jean-Luc Mélenchon à Paris.  - Thomas COEX / AFP
Jean-Luc Mélenchon à Paris. - Thomas COEX / AFP

Le candidat Insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a salué ce lundi chez Yannick Jadot "des positions plus proches" désormais de LFI sur le protectionnisme et la réindustrialisation, même s'il n'est pas "tout à fait au bout du chemin".

Le candidat écologiste a déclaré jeudi lors d'un déplacement dans des usines textiles à Troyes qu'il avait pour projet de "réindustrialiser le pays", ajoutant que "l'écologie était l'alliée de l'industrie et de la création d'emplois", citant entre autres comme moyen "le protectionnisme".

Pour Jean-Luc Mélenchon, ces propos et plus généralement la défense du rôle de l'État chez Yannick Jadot les rapprochent idéologiquement: "On a observé que le discours de M. Jadot évoluait vers des positions beaucoup plus proches des nôtres dorénavant, par exemple lorsqu'il adopte le protectionnisme écologique, la remise en cause du système de concurrence libre et non faussée". 876450610001_6273918432001

Le leader Insoumis a salué cette position parce que, a-t-il expliqué, il faut "éviter de rendre insupportables les relations avec ceux qui parlent pareil", même si "on ne parle pas pareil sur tous les sujets", et que "labourer" le terrain idéologique est plus facile à plusieurs voix.

Jadot "n'est pas tout à fait au bout du chemin" pour Mélenchon

En revanche, Yannick Jadot "n'est pas tout à fait au bout du chemin", a nuancé Jean-Luc Mélenchon: "Il pose le principe mais il faut qu'il en définisse les moyens, il n'y a pas de protectionnisme écologique dans le cadre des traités européens actuels".

De même, "réindustrialiser ne veut rien dire, ce qui compte c'est quoi et pour faire quoi", car "on ne va quand même pas décider que pour réindustrialiser il n'y a plus aucun échange avec le monde, (...) il faut indiquer quelles sont les frontières et les limites du protectionnisme", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône.

Dans une gauche éclatée en sept candidatures, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot occupent actuellement les premiers rôles dans les sondages, autour de 7 à 9,5% tous les deux. Mais ils sont loin d'être en mesure de rivaliser avec Emmanuel Macron et l'extrême droite, et de se qualifier au second tour.

Article original publié sur BFMTV.com

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