Présidentielle : et si l’abstention était en fait l’expression d’une certaine vitalité démocratique ?

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© Reuters

Le second tour de l’élection présidentielle enregistre une forte abstention, de 28,01 %. Un chiffre inégalé depuis 53 ans et 1969, qui avait vu plus de 30 % de l’électorat décider de ne pas se déplacer aux urnes. Ce taux d’abstention est supérieur de près de 2,5 points à celui observé lors du scrutin qui avait déjà opposé Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2017. Depuis une trentaine d’années, l’abstention est un comportement qui se développe dans toutes les démocraties occidentales (sauf bien sûr celles qui ont mis en place un vote obligatoire : Italie, Belgique, Grèce).

Nous l’observons au même titre que la volatilité électorale, désignant la possibilité pour des électeurs de modifier leurs préférences politiques ou leur vote d’une échéance électorale à l’autre, tout comme le vote protestataire. En France, l’abstentionnisme politique structurel augmente depuis les années 1990. Nous vivons une crise de la représentation, une défiance vis-à-vis du politique, mais surtout la crise d’un système qui n’entend pas les besoins et les attentes des citoyens. L’ampleur des vagues abstentionnistes, élection après élection, ne peut s’interpréter qu’à l’aune d’une nouvelle forme d’abstention, une abstention politique.

Du « cens caché » à l’abstention politique

L’argument le plus souvent évoqué pour expliquer l’abstentionnisme serait l’absence d’intérêt pour la politique presque toujours complétée par l’expression de l’incompétence personnelle des citoyens. Pour le politiste français Dani...


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