Présidentielle: Jacques Delors, les raisons pour lesquelles il ne s'est pas présenté en 1995

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Dans une interview accordée au «Point», l'ancien président français de la Commission européenne Jacques Delors revient notamment sur les raisons qui l'ont poussé à ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 1995 malgré des sondages favorables. 

Le 11 décembre 1994 sur le plateau de «7 sur 7» d'Anne Sinclair, sur TF1, Jacques Delors annonçait qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle de 1995, laissant le champ libre à gauche à Lionel Jospin qui sera désigné par le Parti socialiste le 5 février 1995. L'ancien président de la Commission de Bruxelles (1985-1995), chantre de la social-démocratie, était alors en tête dans les sondages d'opinion. Au premier tour, selon un sondage de la Sofres mené du 5 au 7 décembre, il obtenait 32% des intentions de vote, contre 25% pour Edouard Balladur et 12% pour Jacques Chirac... Ce soir-là, il avait expliqué son renoncement par le fait qu'il pensait que les conditions «n'étaient pas réunies pour la mise en œuvre de la politique» qu'il entendait mener.

En se couchant, la colonne favorable comptait un argument de plus

Dans une interview accordée au «Point», l'homme politique revient sur ce moment très particulier de l'histoire politique de la Ve République. «Mon parcours du point de vue de la vie politique française n'est pas fameux...», explique-t-il tout d'abord, ajoutant avoir «un souci d'indépendance trop grand». «Deux jours avant de parler à Anne Sinclair, j'avais divisé une feuille de papier en deux. A gauche, les raisons qui me poussaient à me présenter, à droite celles qui m'en empêchaient», poursuit-il. En se couchant, la colonne favorable comptait un argument de plus, au petit matin, après des cauchemars, il a ajouté «deux arguments à la colonne de droite...» Les deux arguments? Le sentiment «qu'une partie du Parti socialiste ne (le) soutiendrait pas autant qu'il le faudrait» et que «cette situation risquait de (l')empêcher d'agir comme (il) le croyait bon pour la France.»


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles