Présidentielle : Hamon juge "criminel" pour la gauche de ne pas se rassembler

Mélanie Rostagnat avec AFP
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Interrogé ce dimanche sur franceinfo, le fondateur de Générations s'inquiète que les Français se tournent davantage vers l'extrême-droite que vers "la gauche républicaine" pour la prochaine élection présidentielle.

Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2017, a estimé ce dimanche qu'il serait "criminel" pour la gauche de ne pas se rassembler pour le scrutin de 2022.

"Si nous sommes convaincus qu'il y a urgence climatique et urgence sociale, il faut nous réunir parce que c'est la seule condition pour qu'en 2022 il y ait un gouvernement de transition écologique et un gouvernement de justice sociale", a plaidé sur franceinfo le fondateur de Générations qui a rejoint Julien Bayou, le secrétaire national d'EELV, pour les régionales en Ile-de-France en juin.

"On ne peut pas dire que nous voulons le bien du plus grand nombre et finalement au moment d'être candidat, tout faire pour perdre", a-t-il souligné.

Selon lui, le gouvernement "diabolise" la gauche plutôt que l'extrême-droite

L'ancien ministre de l'Education juge "terrifiant" le sondage Ifop-Fiducial pour le Journal du Dimanche et Sud Radio qui, testant des seconds tours fort hypothétiques, indique que face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot seraient battus, Anne Hidalgo faisant elle jeu égal.

"Cela veut dire qu'une majorité de Français préfère l'extrême droite à la gauche républicaine", s'est-il inquiété en accusant le gouvernement, et au premier chef les ministres Jean-Michel Blanquer et Gérald Darmanin, à travers leurs attaques contre "l'islamo-gauchisme", d'y contribuer en "diabolisant" la gauche plutôt que l'extrême droite.

"Macron n'a pas vaincu la gauche, il est en train de vaincre la France s'il prépare à travers ces politiques la diabolisation de la gauche et la normalisation du Front national, s'il prépare la victoire de Marine Le Pen", a-t-il mis en garde.

Pour lui, "la France s'apprête à revêtir son costume sombre" qu'elle "a déjà revêtu dans le passé", "un costume de malheur", à travers "le désir de beaucoup de nos compatriotes de préférer le malheur des autres à l'idée qu'on puisse se retrouver ensemble sur un projet commun". Mais "il ne faut pas que Marine Le Pen gagne et je vais tout faire avec le reste de la gauche pour ne pas qu'elle gagne", ajoute-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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