Présidentielle en France: opération séduction des 2 candidats envers l'électorat d'origine algérienne

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Le hasard du calendrier, a voulu que, le 13 avril, alors que le ministre des Affaires étrangères français était en déplacement en Algérie, la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, évoquait sa vision des relations avec Alger au cas où elle serait élue, le 24 avril prochain. La presse algérienne n'a pas hésité à faire le rapprochement entre cette présidentielle et la visite à Alger de Jean-Yves Le Drian, vue comme un messager du président Macron à Alger et les déclarations de Marine Le Pen qui cherche à séduire l'électorat algérien.

Dans son discours, mercredi, la candidate de l'extrême droite qui adopte classiquement une ligne dure vis-à-vis de l'Algérie, s'est adressée aux Algériens de France en adoucissant relativement le ton. « Marine Le Pen veut séduire l’électorat d’origine algérienne », a titré le site d'information Tout sur l'Algérie (TSA).

« Les Algériens qui vivent déjà en France qui se comportent conformément au droit français, respectent nos us et coutumes et aiment la France, ses traditions, son histoire, sa culture, qui bénéficient d’un contrat de travail et qui nous enrichissent de leur savoir-faire, ce qui constitue je pense la majorité d’entre eux, n’ont pas de raison de ne pas être invités à y rester », a déclaré Marine Le Pen. « Les autres, certes minoritaires, doivent partir », a conclu la candidate du Rassemblement national.

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Quant à la visite à Alger de Jean-Yves Le Drian entre les deux tours de la présidentielle, il a « sûrement » rassuré le président Tebboune concernant la « montée en puissance de l’extrême droite française » et les « menaces qu'elle pourrait faire peser sur les relations algéro-françaises » (ces relations « historiques », « essentielles » et qui s'inscrivent dans « la durée ») a écrit La Patrie news.

Selon Youssef Chiheb, professeur à la Sorbonne, spécialiste des questions stratégiques au Maghreb, joint par Houda Ibrahim de la réaction Afrique, « le ministre est parti d’abord consolider les relations franco-algériennes. En toile de fond, il y a bien sûr le président Macron qui veut apaiser les malentendus et essayer d’adoucir un peu l’Algérie, par ricochet, pour coopter l’électorat issu de l’Algérie »

Les deux candidats sont en course pour récupérer cet électorat algérien qui a voté en majorité pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour.

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