Présidentielle : les Français d’origine algérienne ont choisi leur camp

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Présidentielle : les Français d’origine algérienne ont choisi leur camp
PHOTO PHILIPPE LOPEZ / AFP

Elle a beau avoir été la cible d’attaques pendant toute la campagne et la précampagne électorale, l’Algérie demeure une donne importante dans l’équation de la présidentielle française. Les deux candidats en lice pour le second tour sont conscients que, quoique minoritaires, les Français d’origine algérienne peuvent faire basculer le résultat de l’élection. Les sondages donnent Emmanuel Macron vainqueur mais avec une faible avance, ce qui fait que l’issue du scrutin est incertaine et [que] Marine Le Pen a toujours ses chances.

Cette dernière s’est montrée pendant ces derniers mois moins virulente à l’égard de l’immigration, particulièrement celle d’origine algérienne, que l’autre candidat de l’extrême droite, Éric Zemmour. Ses déclarations sur la question, concernant notamment la réadmission des clandestins, ne sont pas trop différentes de celles de certains candidats de la droite traditionnelle.

Cela procède certes de l’entreprise de “dédiabolisation” et de “normalisation” du Rassemblement national, ex-Front national, fondé par Jean-Marie Le Pen, entamée depuis plusieurs années, mais il s’agit sans doute aussi d’une manière de soudoyer l’électorat d’origine algérienne et plus largement les musulmans de France. Au premier tour, 7 % de ces derniers ont voté pour Marine Le Pen [selon un sondage].

Les déclarations qu’elle a faites cette semaine ne laissent pas de doute quant à sa stratégie. Mme Le Pen a tenu à éclaircir les “malentendus possibles” quant à sa “vision de la relation franco-algérienne”, assurant que son objectif était “d’entretenir des relations amicales” avec l’Algérie. “Je souhaite nouer des relations amicales avec le peuple algérien parce que c’est notre intérêt mutuel”, a-t-elle tranché.

Son insistance sur la question de la réadmission des clandestins ne la distingue pas de [la plupart] des autres candidats. Le président Emmanuel Macron lui-même a décidé en septembre dernier de réduire de moitié le nombre de visas accordés aux ressortissants des pays maghrébins pour amener leurs dirigeants à délivrer les laissez-passer consulaires qui permettent la reconduite aux frontières des clandestins.

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