Présidentielle: Fickou, Baala, Monshipour... Des sportifs rassemblés à Paris contre l'extrême droite

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André Giraud et Stéphane Nomis lors du rassemblement contre l'extrême droite - AFP
André Giraud et Stéphane Nomis lors du rassemblement contre l'extrême droite - AFP

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Après la prise de position dans les médias, un rassemblement physique. Alors que plusieurs athlètes et décisionnaires du sport français ont appelé ces derniers jours dans des tribunes à voter pour Emmanuel Macron lors du second tour de la Présidentielle pour faire barrage à Marine Le Pen, une petite centaine de personnes issues du monde du sport se sont retrouvées à l'institut du judo de Paris ce mardi soir pour inciter une nouvelle fois à voter contre l'extrême droite.

Parmi elles, des présidents de fédérations (Stéphane Nomis pour le judo, André Giraud pour l'athlétisme...), des anciens sportifs (Mehdi Baala, Bernard Amassou, Mayahr Monshipour, Yannick Nyanga....) mais aussi quelques sportifs en activité, dont six joueurs du Racing 92, à l'image de Teddy Thomas ou Gaël Fickou.

Fickou: "Ce n’est pas le monde dans lequel je rêve de vivre"

"C’est l’avis de 99% des sportifs je pense (le fait d'être contre l'extrême droite), parce qu’on a l’habitude de vivre dans un monde avec des origines, des cultures, des religions différentes et on s’accepte entre nous parce que le sport nous réunit, tout simplement, justifie ainsi Fickou. Ce n’est pas pour dire c’est mieux à droite ou à gauche, c’est juste pour donner notre avis sur ce qu’on vit au quotidien et qui fait qu’on est comme des frères. C’est plus ça que pour donner un positionnement tranché. Est-ce que j’ai peur? Oui et non. Je viens d’un milieu assez populaire, donc ce n’est pas le monde dans lequel je rêve de vivre. Mais je respecte les avis différents..."

André Giraud, lui, exprime un avis encore plus tranché: "Il y a trois raisons à ma présence, lance le patron de l'athlétisme français. La première c’est la défense des valeurs universelles du sport auxquelles nous sommes tous attachés. La deuxième c’est parce que je veux dire haut et fort que le sport n’est pas apolitique contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Quand on est président d’une fédération, on fait de la politique. (…) On a trop souvent dit que les sportifs étaient en dehors de la politique, mais là le moment est extrêmement important, car on sait très bien quelles sont les valeurs véhiculées par l’extrême droite, et on ne veut pas être dirigés par des personnes comme ça. Et la troisième raison, elle est plus personnelle: je suis un enfant des quartiers nord de Marseille, mon premier éducateur était un immigré italien qui avait fui le fascisme. Tout ça fait qu’aujourd’hui, c’était pour moi un devoir d’être là."

Et Stéphane Nomis d'ajouter: "J’ai une délégation de service public, et je ne la vois pas avec une politique d’extrême droite. Je n’ai pas été élu pour ça. J’ai envie de dire aux gens : non, l’extrême droite ne doit pas passer. Même si tout n’est pas parfait sous l’ère Macron, on doit quand même continuer le combat tous ensemble pour une nouvelle République, et peut-être faire entendre notre voix au président de la République pour qu’il fasse plus pour le sport. (…) On n’est pas pro-Macron. Mais on ne peut pas avoir un gouvernement d’extrême droite."

Article original publié sur BFMTV.com

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