Présidentielle: comment Emmanuel Macron a changé de ton face au "Front national" de Marine Le Pen

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Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2019 - AFP
Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2019 - AFP

Un changement de ton à quelques jours du sprint final. Après avoir appelé ses partisans à "mener le combat avec dignité", "sans invective" et fait applaudir tous les candidats le soir du premier tour, Emmanuel Macron ne retient désormais plus ses coups contre Marine Le Pen.

Alors que l'écart au second tour entre les candidats est relativement faible, le président a fait le choix de dramatiser l'enjeu de sa réélection.

"Un choix de civilisation"

"Le choix qui est devant nous, vous l'avez compris, ce n'est pas simplement le choix d'un président de la République, c'est bien un choix de civilisation", a asséné l'actuel locataire de l'Élysée lors de son meeting à Marseille samedi, appelant ses partisans à "ne pas siffler l'extrême droite mais à la battre le 24 avril prochain". 876450610001_6304137775001

Emmanuel Macron n'utilise d'ailleurs jamais le nom du Rassemblement national mais persiste à parler de "Front national", qui n'existe pourtant plus officiellement depuis 2018, du nom du parti co-fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972. Il ne désigne également son adversaire que par son patronyme ou l'expression "candidate d'extrême droite".

Il a encore assuré depuis le Palais du Pharo que le vote du 24 avril serait un "référendum", "pour ou contre l'Union européenne", "pour ou contre l'écologie", "pour ou contre notre jeunesse" et "pour ou contre notre République".

Après une campagne de premier tour en demi-teinte, le candidat n'a de cesse de labourer le terrain en se déplaçant notamment dans des territoires où Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ont fait des scores plus elevées que lui, à Denain dans le Nord lundi dernier ou encore au Havre en fin de semaine dernière.

"Soigner les gens avec un vaccin russe pas efficace"

De quoi renvoyer, au gré des interpellations des citoyens qu'il rencontre, la représentante du RN au bilan qui aurait été le sien en cas de victoire en 2017.

"Elle allait soigner les gens à la chloroquine et soigner avec un vaccin russe pas efficace", a-t-il lancé le 12 avril dernier devant des soignants. Une attaque réitérée samedi, à Marseille, sur une terre pourtant acquise au professeur Didier Raoult.

Dans la ville d'Édouard Philippe le 15 avril dernier, c'est sur le programme de la candidate qu'il a porté un sévère jugement.

"Dans le projet de Madame Le Pen, avec stupeur, j'ai en effet découvert (...) qu'on dépenserait des centaines de millions d'euros à démonter des éoliennes existantes, ce qui, je dois le dire, est un usage de l'argent du contribuable qui m'interroge", a-t-il lancé lors de la visite d'une usine de pales. Là aussi, l'argument a été mis en avant lors de sa réunion publique marseillaise.

À Marseille, toujours, il n'a d'ailleurs pas hésité à dire que Marine Le Pen serait "climatosceptique".

Une candidate qui dirigerait la France comme "en Hongrie"

Rebelote ce lundi lors d'un long entretien sur France culture où cette fois-ci, c'est le programme institutionnel de son adversaire qui est passé sous ses fourches caudines.

Alors que Marine Le Pen appelle à une "révolution référendaire", estimant que ""seul le peuple devrait avoir la possibilité de réviser la Constitution", et non le Parlement, Emmanuel Macron s'est offert une nouvelle attaque:

"J'ai un clivage profond avec la candidate d'extrême droite. Je suis pour réformer la Constitution, en respectant la Constitution. Elle, elle propose une réforme de la Constitution sans respecter la Constitution. Ça se fait très bien en Hongrie, ça se fait à la main", a dénoncé le président sur la radio publique.

"C'est grave"

En pointant du doigt Budapest et son président, Viktor Orbán, Emmanuel Macron renvoie son adversaire à sa visite du mois de novembre en Hongrie. Elle y avait été accueillie très chaleureusement par le président hongrois, qui fait l'objet de sanctions de la part de la Commission européenne pour non-respect de l'État de droit.

Avant d'ajouter: "Une présidentielle, ça ne vaut pas un changement de régime. Une fois élue, son implicite, c’est qu’elle estime qu’elle est supérieure à la Constitution, c’est grave", juge encore le candidat.

De quoi laisser augurer d'un débat d'entre-deux-tours ce mercredi à couteaux tirés dans la dernière ligne droite de la course à l'Élysée.

Article original publié sur BFMTV.com

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