Présidentielle: le débat de l'entre-deux-tours vu de l'étranger

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Au lendemain du débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les grands quotidiens français titrent leurs unes sur la confrontation de deux projets. Du côté de nos voisins et des autres pays étrangers, l'avantage semble être donné au président sortant.

Quels enseignements tirer du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen? 59% des téléspectateurs jugent que l'actuel président de la République a été plus convaincant que la candidate du Rassemblement national selon notre sondage Elabe pour BFMTV.

Les médias français plébiscitent en Une les deux finalistes à l'élection suprême, comme pour mettre en avant "deux France" que tout oppose. Mais qu'en est-il à l'étranger?

Chez nos voisins belges, à l'image du quotidien Le Soir, on évoque un débat au climat "pas du tout soporiphique" contrairement à ce qu'on pouvait attendre:

"Certains avaient prédit un débat au goût de tisane. Emmanuel Macron et Marine Le Pen ayant chacun plus à perdre qu’à gagner à quatre jours du deuxième tour d’une présidentielle qui reste incertaine, l’un et l’autre seraient sagement restés en fond de court pour ne pas prendre le risque d’une volée hasardeuse. Il n’en a rien été".

Eviter l'arrogance et laver l'affront de 2017

"Pour Macron, le but du débat était de dissiper l'image d'arrogance et d'élitisme", affirme le quotidien espagnol El Pais.

Outre-Manche, The Guardian, évoque également une confrontation aux multiples défis pour les deux candidats. "Le débat a été présenté comme un match entre deux candidats à la présidentielle, l'un qui inspirait la peur et l'autre la haine", écrit le quotidien britannique.

"Marine Le Pen s'est attachée à montrer que les Français ne devaient pas avoir peur de lui donner une chance de diriger le pays, tandis qu'Emmanuel Macron était déterminé à réparer son image d'homme que les Français adorent détester."

Face à ces défis, The Guardian analyse que le locataire de l'Elysée "n’a pas su se débarrasser de son habitude d'expliquer les politiques en détail comme le ferait un directeur d’établissement scolaire".

L'attitude du président de la République revient dans plusieurs articles de la presse étrangère. Le journal suisse Le Temps juge notamment que le piège de l'arrogance n'a été que "partiellement évité" par Emmanuel Macron.

Le Washington Post considère également que le candidat LaREM a parfois versé dans la condescendance.

"Sa position de titulaire l'a laissé plus exposé aux critiques qu'il y a cinq ans. Il devait défendre son bilan et mettre en lumière ses faiblesses potentielles (...) Mais il devait également faire la distinction entre réfuter les critiques et ne pas paraître carrément dédaigneux des thèmes qui comptent pour les électeurs. Il n'a pas toujours réussi."

Un affrontement entre deux France à l'avantage de Macron

La joute verbale entre Macron et Le Pen a surtout mis en évidence deux projets impossibles à réconcilier.

Le Wall Street Journal insiste sur le contraste entre d'un côté une "nationaliste qui veut récupérer le pouvoir détenu par l'Union européenne, et Macron, un champion de l'UE qui a cherché à mettre en valeur son expérience sur la scène internationale". Et d'ajouter:

"Il (le débat) a également illustré comment la France est devenue un pays profondément divisé sur son identité nationale et sa place dans le monde."

S'il est considéré que Marine Le Pen a fait mieux qu'en 2017, l'avantage est donné au président sortant. A l'image du quotidien espagnol El Pais, tous reconnaissent une performance meilleure que celle de 2017 pour la candidate RN, sans pour autant avoir réussi à convaincre.

Le Guardian reconnaît:

"Le Pen était cette fois-ci beaucoup mieux préparée. On lui avait conseillé d’endosser les habits de mère de la nation, un conseil qu’elle avait refusé d’écouter en 2017".

Le quotidien italien La Stampa écrit:

"La challenger, attendue à l'offensive contre le mandat de cinq ans du président, est restée indécise et n'a pas convaincu, laissant une grande partie de l'initiative à Macron, qui la regardait tantôt avec un sourire ironique, tantôt les bras croisés".

Pour la Libre Belgique, "Il y a bien un gagnant, même s'il n'y a pas eu de victoire par K.O comme cela avait été le cas il y a cinq ans"

Est-ce que cet avantage conféré à Emmanuel Macron lui suffira à battre sa rivale dimanche? Rien n'est moins sûr pour El Pais qui regrette que le candidat n'ait clairement qualifié la candidate comme étant d'extrême droite. "Que Macron ait évité de susciter la peur de l'extrême droite est significatif. Peut-être que l'argument de la peur n'est plus suffisant pour appeler au vote".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Jean-Michel Aphatie : "Marine Le Pen n’était pas venue sur le plateau pour gagner, donc elle a perdu"

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