Présidentielle en Colombie: Petro promet qu'il n'y aura pas de nationalisation s'il l'emporte

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En Colombie, à moins de six semaines du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat de gauche tente de rassurer les électeurs centristes. Le favori des sondages s'est engagé à ne procéder à aucune nationalisation s'il est élu président le 29 mai prochain ou lors d'un ballotage à la mi-juin.

Gustavo Petro a voulu donner un cadre solennel à sa déclaration. C'est donc dans un cabinet de notaires à Bogota et sous serment que le candidat de gauche à la présidence a signé un document. Dans ce texte, l'ancien guérillero et sa candidate à la vice-présidence, l'écologiste afro-colombienne Francia Marquez, promettent le respect de la propriété privée de chaque Colombien.

Gustavo Petro propose d'augmenter les impôts des plus riches et de « démocratiser » l'accès à la terre. Un programme, certes, de « transformation » de la société colombienne, mais qui « ne repose ni n'inclut aucun type d'expropriation », assure le candidat.

Un engagement symbolique

L'actuel sénateur espère ainsi couper l'herbe sous les pieds de son adversaire de droite. Federico Gutierrez ne cesse de qualifier le favori des sondages de « populiste autoritaire » et agite la menace de nationalisations en le comparant à l'ex-président vénézuélien Hugo Chavez.

Des constitutionnalistes ont d'ores et déjà prévenu : l'engagement écrit et sous serment de Gustavo Petro n'est que symbolique. La Constitution colombienne autorise en effet des expropriations si elles sont indemnisées et dans l'intérêt de la communauté.

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