Présidentielle en Colombie: un gang narcotrafiquant s’invite dans la campagne avec une «grève armée»

Alors que la Colombie s’apprête le 29 mai prochain à se choisir un nouveau président, les trafiquants se sont invités dans la campagne, avec leur « grève armée » dans le nord du pays : une grève imposée à la population par les armes pour se venger de l’extradition aux États-Unis de leur chef, Otoniel. La Colombie reste le plus grand producteur et exportateur de cocaïne du monde.

Malgré la mobilisation de plus de 50 000 militaires et policiers, le Clan del Golfo a paralysé commerces, écoles et transports dans le Nord, bloquant 238 municipalités et 26 routes. 24 personnes ont été tuées, selon la Juridiction spéciale pour la paix (JEP).

Avec ce coup d’éclat, le groupe criminel impose la lutte contre le trafic de drogue comme un des thèmes de la présidentielle.

Deux propositions politiques s'affrontent aujourd'hui : celle de la droite, avec son candidat Federico Gutierrez qui n'entend pas céder « aux criminels » et loue l’action des forces de sécurité. Et celle de l’opposant de gauche Gustavo Petro, favori des sondages, qui parle d’« échec de l’option sécuritaire » du gouvernement : il souhaite proposer une « amnistie collective » aux trafiquants, en échange de leur abandon du trafic de drogue.

Mais pour réussir cette politique de « désarmement, démobilisation et réintégration » des trafiquants, il faut que l’État reprenne le contrôle de leurs territoires.

Or, soulignent les analystes, cela n’a pas été fait lors du processus de paix avec l'ex-guérilla des FARC, et c’est une des raisons du retour actuel de la violence - de nouveaux groupes armés remplacent désormais les ex-guérilleros.

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