Présidentielle: Christiane Taubira s'ajoute à la longue liste des candidats de gauche

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L'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 10 janvier 2022 à Nantes - LOIC VENANCE © 2019 AFP
L'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 10 janvier 2022 à Nantes - LOIC VENANCE © 2019 AFP

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Christiane Taubira a officialisé ce samedi sa candidature à l'élection présidentielle. Elle s'ajoute ainsi à la longue liste des candidats déjà déclarés à gauche, risquant de créer davantage de divisions malgré ses espoirs d'union.

L'annonce de l'ancienne députée de Guyane intervient lors d'un week-end où les candidats déclarés multiplient les déplacements tous azimuts, notamment avec sa rivale Anne Hidalgo non loin à Villeurbanne.

À moins de trois mois de la présidentielle, peut-elle réussir à faire l'union qui a jusque-là échoué, alors que certains socialistes la regardent encore comme ayant contribué par sa candidature à l'éviction de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002? Elle n'avait alors recueilli que 2,32% des suffrages.

Son entrée dans l'arène il y a un mois n'a pas suscité pour l'instant de percée dans les intentions de vote, malgré la ferveur populaire dont elle bénéficie sur le terrain.

Et sa candidature "ajoute de la confusion à la division" selon ses détracteurs, alors que cinq autres candidats sont déjà en lice, sans réussir à s'imposer: l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, l'écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo, le communiste Fabien Roussel et le chantre de la "Remontada" de la France Arnaud Montebourg, proche de l'abandon.

A ces noms bien connus s'ajoutent aussi ceux de Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, déjà candidats lors de la dernière présidentielle, ainsi que d'autres personnalité moins connus qui briguent l'Élysée, comme le cheminot Anasse Kazib.

L'horizon de la primaire populaire

Christiane Taubira a par ailleurs promis de se soumettre à l'initiative citoyenne de la primaire populaire, une "investiture" par des électeurs de gauche -déjà 120.000 inscrits pour voter-, quel que soit le résultat.
Même si ses soutiens font mine de croire que rien n'est gagné, elle part favorite de cette consultation, d'autant que les autres candidats de gauche dont les noms seront aussi proposés à ce scrutin, ont tous refusé de s'y soumettre.

Même Anne Hidalgo, en grande difficulté dans les sondages, qui plaidait pour une primaire à gauche, a finalement renoncé, constatant le refus de ses concurrents, et notamment de Yannick Jadot, d'accepter cette démarche.

L'ex-frondeur PS Christian Paul, qui fait campagne à ses côtés, fait, lui, "le pari" qu'au mois de février, "si le potentiel d'enthousiasme se traduit en intention de vote" dans les sondages, "plusieurs candidats tireront les conséquences du résultat de la primaire".

Article original publié sur BFMTV.com

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