Présidentielle en Centrafrique: la France et la Minusca protestent contre des mises en cause

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La Centrafrique est à 6 semaines de l’élection présidentielle. Sur le terrain tout le monde s’active pour l’organisation du scrutin et la tenue des délais. Mais une nouvelle fois les attaques dans les médias et sur les réseaux sociaux se multiplient. Ce qui excède certains acteurs.

Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

La semaine dernière l’ambassade de France publie un communiqué. Si elle maintient l’aide promise pour l’organisation du processus électorale, elle dénonce la campagne de désinformation qui la vise. « Face à cette atmosphère délétère et aux tentatives d’instrumentaliser son action dans le contexte des élections, l’ambassade n’apportera pas de nouveaux financements au processus électoral », précise le communiqué.

Cette semaine c’était au tour de la Minusca de condamner la désinformation et les incitations à la haine contre les casques bleus. « La Mission procède à la documentation de tous ces discours afin que leurs auteurs puissent répondre de leurs actes », détaille l’organisation onusienne.

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Face à la multiplication de ces doléances, la présidence a réagi ce week-end à son tour dans un communiqué. Elle rassure les partenaires. Ces désinformations ne reflètent pas la position officielle du gouvernement centrafricain. Elle appelle à la cessation de ces attaques afin que « notre partenariat ne subisse pas cette instrumentalisation délétère par ailleurs peu propice au bon climat du processus électoral ».

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