Présidentielle en Côte d'Ivoire : tensions entre pouvoir et opposition dans l’attente des résultats

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Protégée par un dispositif policier, la Commission électorale indépendante (CEI) a commencé, dimanche, à égrener des résultats partiels du scrutin présidentiel. Alors que l'opposition s'est félicitée du succès de leur appel à la désobéissance civile, le parti au pouvoir met en garde contre "toute tentative de déstabilisation". La CEI dispose de cinq jours pour annoncer les résultats de l'élection présidentielle.

C'est dans un climat de tension entre l'opposition et le pouvoir que la Côte d'Ivoire se prépare à l'annonce des résultats définitifs de l'élection présidentielle qui sera faite par la Commission électorale indépendante (CEI) depuis Abidjan et devrait avoir lieu ce lundi.

Dimanche, l'opposition a appelé à une "transition civile" pour une nouvelle présidentielle "juste". De son côté, le parti au pouvoir en Côte d'Ivoire a mis en garde l'opposition contre toute "tentative de déstabilisation".

Le site de la CEI débordé

Depuis ce matin, le site de la CEI, qui permet de suivre en temps réel le dépouillement du vote, est inaccessible en raison d'un trop grand nombre de tentatives de connexion.

Pour lutter contre la propagation de "Fake News", l'organe électoral précise que "les informations officielles du scrutin présidentiel sont celles vérifiées et communiquées par la CEI à la RTI (NDLR : la Radio Télévision Ivoirienne) sur leurs comptes officiels".

Le bilan des violences difficile à établir

Samedi, le premier tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire boycotté par l'opposition a été émaillé d'incidents et de violences. Selon Indigo, une ONG ivoirienne qui avait déployé des observateurs dans tout le pays, "23 % des bureaux de vote sont restés fermés toute la journée".

L'équipe de France 24 à Abidjan a tenté de vérifié beaucoup d'informations qui lui sont parvenues. "Nous avons contacté un porte-parole de la police qui nous a affirmé qu'il ne fera aucun bilan tant que la situation dans le pays ne sera pas revenu au calme. Nous avons aussi discuté avec des observateurs qui sont revenus à Abidjan et qui ont mis beaucoup de temps à rejoindre la capitale économique en raison de nombreux barrages routiers" a précisé Meriem Amellal.

Avant le scrutin, une trentaine de personnes étaient mortes dans des violences depuis l'annonce en août de la candidature du président Ouattara à un troisième mandat, que l'opposition juge "illégale".

Avec AFP