Présidentielle. Côte d’Ivoire : un troisième mandat pour Ouattara, et maintenant ?

L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
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Alors que l’opposition avait appelé au boycott, le président ivoirien devrait arracher son troisième mandat. Mais à quel prix ? Violences, coups bas, nouvelle crise politique… En Côte d’Ivoire, l’histoire ne cesse, déplore ce journal burkinabé, qui appelle une partie des “éléphants” à prendre leur retraite.

Il y a quelques semaines, depuis son exil français, [l’ancien chef de la rébellion] Guillaume Soro disait à qui voulait l’entendre que la présidentielle ivoirienne n’aurait pas lieu. Une antienne reprise à l’envi et en chœur par l’opposition, qui a décrété la désobéissance civile et le boycott actif. Ils ne seront finalement pas parvenus à empêcher totalement la tenue du scrutin, qui s’est déroulé certes avec des actes de violences et de vandalismes épars, mais pas dans le chaos généralisé que tout le monde redoutait. Rien de bien nouveau en somme sur la lagune Ébrié, puisque, depuis une trentaine d’années, la Côte d’Ivoire est abonnée aux élections tumultueuses.

Lors de la guerre de succession consécutive à la mort d’Houphouët-Boigny [en 1993], Henri Konan Bédié était sorti vainqueur du bras de fer avec ADO [Alassane Dramane Ouattara, actuel président et déjà prétendant à la magistrature suprême]. En 2000, Laurent Gbagbo s’associe avec le général Robert Gueï pour exclure Bédié et Ouattara avant de rouler son “asso[cié]” dans la farine sur fond de violences inouïes.

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En 2010, les trois éléphants de la faune politique ivoirienne [Ouattara, Gbagbo et

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