Présidentielle: Benoît Payan, maire PS de Marseille, prend ses distances avec Anne Hidalgo

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  • Anne Hidalgo
    Anne Hidalgo
    Femme politique française, maire de Paris

Un cadre du Parti socialiste en moins dans les soutiens d'Anne Hidalgo. Le maire de Marseille Benoît Payan a ainsi assuré qu'il ne se rangera que derrière le gagnant ou la gagnante de la primaire populaire.

Anne Hidalgo est-elle en train de perdre le soutien de son propre parti ? Ce jeudi, le maire PS de Marseille Benoît Payan, refuse de soutenir officiellement la candidate pour la prochaine élection présidentielle, en tout cas pour l'instant. 

Questionné sur ce sujet par Libération, l'édile répond : "je soutiendrai celle ou celui qui sortira vainqueur de la primaire. Je ne donnerai mon parrainage qu'à la femme ou l'homme qui en sortira majoritaire".

Seule Christiane Taubira, l'ancienne garde des Sceaux socialiste, qui devrait officialiser sa candidature samedi, a annoncé sa participation à cette Primaire, à laquelle Jean-Luc Mélenchon, le chef de file des Insoumis, ou Yannick Jadot, le candidat écologiste, ont toujours refusé de s'inscrire. Constatant le refus du candidat EELV de participer à l'initiative citoyenne de la Primaire populaire, prévue du 27 au 30 janvier, Anne Hidalgo a finalement renoncé à l'idée de s'y engager.

"La gauche la plus bête du monde"

"On ne peut pas dire, je vais à la primaire le lundi et, le jeudi, je n'y vais pas parce qu'il n'y a pas les copains que je veux. Il faut être cohérent", a cinglé Benoît Payan. "On en appelle tout le temps aux citoyens, et quand ils prennent des initiatives, on leur dit 'ça ne nous intéresse pas' ? Toutes ces circonvolutions ne justifieront pas cette irresponsabilité. Nous sommes condamnés à être la gauche la plus bête du monde pendant encore combien de temps ?", interroge-t-il.

Celui qui dirige Marseille, après la victoire du Printemps marseillais, une coalition de forces de gauche allant des écologistes à La France insoumise en passant par le Parti communiste et le PS, espère encore pousser les candidats de son camp à s'unir : "Je ne demande pas à Hidalgo, Jadot ou Mélenchon d'abandonner ce qu'ils sont, je leur dis qu'ils ont la responsabilité de s'unir. Sinon, ils ne gagneront pas". 

"Leur vie ne changera pas après l'élection, même s'ils ont perdu. Mais si on croit qu'on sert à quelque chose, si on pense que gouverner ce pays avec les écologistes, la gauche et les progressistes, ce n'est pas la même chose que les libéraux, les réactionnaires et les conservateurs, alors on s'en donne les moyens", insiste Benoît Payan. La liste du Printemps marseillais avait créé la surprise en juin 2020 en remportant la cité phocéenne, gérée depuis 25 ans par la droite avec Jean-Claude Gaudin.

Il n'est pas le premier cadre du PS à prendre ses distances avec Anne Hidalgo. Critiquant son "niveau dans les sondages", Ségolène Royale a ainsi expliqué sur BFMTV qu'elle n'avait pas choisi qui elle allait soutenir pour l'élection présidentielle. Elle a ainsi expliqué qu'elle continuait "d'observer" avant de faire un choix. 

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Président.e. 2022 - Anne Hidalgo : "On est encore très loin de l’élection, les gens regardent ça encore comme un show télévisé"

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