Présidentielle: Bayrou et Ferrand accélèrent vers une "maison commune" de la majorité

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Francois Bayrou à Pau dont il est maire, avec le président Emmanuel Macron venu pour le Sommet G5 Sahel, le 13 janvier 2020 (AFP/GEORGES GOBET)
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Le président du MoDem François Bayrou et celui de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) ont accéléré samedi matin le projet de "mouvement unitaire" rassemblant les deux partis pour la présidentielle et les législatives, lors de l'université de rentrée du MoDem à Guidel (Morbihan).

Invité par les centristes, Richard Ferrand a plaidé pour "inaugurer" cette "maison commune" de la majorité "avant la fin" 2021. Il a décrit le projet encore indécis comme une "maison ouverte" dont les deux "piliers" seraient LREM et le MoDem, mais qui doit permettre à la majorité de "s'élargir".

Vendredi soir, le MoDem a fait un pas de plus vers ce rassemblement en "donnant mandat et pouvoir" à son bureau exécutif pour "préparer les conditions pratiques d'un tel rapprochement" avec LREM. En insistant pour que dans ce "nouvel ensemble, chacun des fondateurs soit garanti dans son patrimoine historique immatériel et matériel".

Ce "grand courant démocratique" aurait "dû exister et être créé depuis longtemps", a estimé François Bayrou devant ses troupes samedi matin. Cette "maison commune", appelée à soutenir la probable candidature d'Emmanuel Macron en 2022, est un serpent de mer depuis plusieurs mois au sein de la majorité.

Pour en parler, le MoDem a convié à sa traditionnelle université de rentrée de nombreux cadres de LREM et de la majorité, dont le numéro 1 du parti Stanislas Guerini et le Premier ministre Jean Castex, attendus dimanche.

Chez les "marcheurs", certains restent sceptiques sur ce projet aux contours encore incertains. "Pour nous, c'est plutôt un label pour la présidentielle. Ca peut être aussi un squelette de parti politique mais pas beaucoup plus", juge une source parlementaire LREM.

D'aucuns y voient une stratégie de Francois Bayrou pour protéger son influence dans la majorité face à celle de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui doit lancer son propre parti le 9 octobre. Avec des négociations qui s'annoncent serrées pour les investitures aux législatives.

adc/cs/spi

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