Présidentielle au Sri Lanka : le chef de l'opposition retire sa candidature

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© Ishara S. Kodikara, AFP
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Sajith Premadasa, le principal dirigeant de l'opposition sri-lankaise, a annoncé mardi qu'il ne participerait pas à l'élection présidentielle qui doit permettre de désigner le successeur de Gotabaya Rajapaksa. Ce dernier a démissionné la semaine dernière et fui le pays après des manifestations anti-gouvernement massives contre le coût de la vie.

Le principal dirigeant de l'opposition sri-lankaise jette l'éponge. Sajith Premadasa, s'est retiré de l'élection présidentielle mardi 19 juillet en faveur d'un dissident du parti au pouvoir.

Quelques minutes avant l'ouverture officielle des candidatures, Sajith Premadasa a tweeté que "pour le plus grand bien de mon pays que j'aime et du peuple que je chéris", son parti soutiendra Dullas Alahapperuma pour remplacer Gotabaya Rajapaksa qui a démissionné la semaine dernière.

Un député du SJB a affirmé à l'AFP que les deux hommes avaient conclu un accord dans la nuit pour que Sajith Premadasa devienne le prochain Premier ministre si Dullas Alahapperuma était élu à la présidence mercredi.

"Nous avons un programme minimum commun sur lequel nous nous sommes mis d'accord", a ajouté le député SJB, "nous n'avions qu'un seul point d'achoppement sur le choix du président et cela a été réglé hier (lundi) soir".

Un fauteuil pour trois

Trois candidats ont été désignés par le Parlement : le président par intérim, Ranil Wickremesinghe, sera opposé lors d'un vote à bulletin secret mercredi à l'ancien ministre de l'Éducation, Dullas Alahapperuma – soutenu par le principal parti d'opposition – et au dirigeant de la gauche, Anura Dissanayake.

Le vainqueur de cette élection présidentielle, au suffrage indirect, prendra la tête de ce pays en faillite.

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Ranil Wickremesinghe, qui a été six fois Premier ministre, est soutenu pour ce poste par le parti du président démissionnaire.

Le nouveau dirigeant sera en poste pour le reste du mandat de Gotabaya Rajapaksa, qui se termine en novembre 2024.

Le candidat du clan Rajapaksa

Lundi, Ranil Wickremesinghe a prolongé l'état d'urgence en donnant des pouvoirs étendus à la police et aux forces de sécurité.

Les manifestants prévoient un nouveau rassemblement dans la capitale plus tard mardi pour exiger sa démission. Ils le considèrent comme un allié et un protecteur du clan Rajapaksa, qui domine la politique du pays depuis de nombreuses années.

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L'ancien président Mahinda Rajapaksa, frère aîné de Gotabaya et chef du groupe, est toujours au Sri Lanka. Selon des sources du parti, il fait pression sur les députés du SLPP pour qu'ils soutiennent Ranil Wickremesinghe.

L'île de 22 millions d'habitants subit de graves pénuries de produits de première nécessité depuis la fin de l'année dernière, le pays n'ayant plus de devises étrangères pour financer les importations essentielles.

Le Sri Lanka a fait défaut sur sa dette extérieure de 51 milliards de dollars à la mi-avril et est en pourparlers avec le FMI pour un éventuel renflouement.

Avec AFP

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