Présidentielle au Kenya: les initiatives en faveur d’une élection pacifique se multiplient

L’inquiétude est présente à l’approche du scrutin dans un pays où les violences post-électorales sont récurrentes. À Mombasa, une association de jeunes, Uzalendo Afrika Initiative, sillonne les quartiers de la ville pour prévenir d’éventuelles violences.

Avec notre envoyée spéciale à Mombasa, Florence Morice

11h du matin, quartier Mtopanga. Une quinzaine de jeunes échangent sous un arbre. Imelda Akino, 25 ans, anime ce qu’elle appelle « un dialogue pour la paix ». Ce matin, elle s’adresse à un public clef : les conducteurs de moto-taxis. « Les politiciens ont tendance à utiliser les moto taxis pour créer de la violence lors des élections. Donc on vient discuter avec eux pour comprendre ce qui se passe, leur rôle et voir comment, au lieu de créer la violence, ils peuvent être des ambassadeurs de la paix dans leurs communautés. »

L’occasion aussi pour la jeune fille de prendre la température à 10 jours du vote dans ce quartier, théâtre d’affrontements lors de l’élection de 2017. « J'ai suivi d'autres élections, et je peux dire qu'il y a une différence. Cette fois-ci, les jeunes sont beaucoup plus conscients du fait qu’on essaie de les instrumentaliser. Et je ne crois pas qu’il y aura de la violence lors de ces élections. »

En mai, l’organisme public chargé au Kenya de veiller à la cohésion (NCIC), a placé Mombasa parmi les six comtés les plus à risque de connaître des violences post-électorales.


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