Présidentielle au Kenya: une campagne marquée par la prolifération de «fake news»

J-1 avant l’élection présidentielle au Kenya. 22 millions de Kenyans sont appelés mardi 9 août aux urnes pour élire le successeur d’Uhuru Kenyatta. La campagne qui s’achève a été dans l’ensemble pacifique sur le terrain, mais marquée sur les réseaux sociaux par la prolifération de « fake news », parfois teintées de discours de haine.

Avec notre correspondante à Nairobi, Florence Morice

Ce qui domine dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, ce sont les messages accusant les deux principaux candidats (William Ruto et Raila Odinga, NDLR) de se préparer à truquer l’élection. De fausses informations qui cherchent à délégitimer les résultats de l’élection. Mais on voit aussi depuis des semaines de faux sondages, des images détournées, et beaucoup de vidéos trafiquées, dont certaines contiennent des menaces explicites visant une communauté ou une autre. On peut citer aussi un prétendu extrait de meeting de William Ruto qui a beaucoup circulé, intitulé : « Ruto déteste les Kikuyu [la principale communauté du Kenya, ndlr] et veut prendre sa revanche ». La vidéo était en réalité trafiquée.

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Des armées de trolls sur les réseaux sociaux


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