Présidentielle au Congo : le vote anticipé des militaires fait polémique

Par Le Point Afrique
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Les militaires, policiers et gendarmes votaient dans le seul bureau ouvert anticipativement pour la présidentielle dans la ville de Dolisie ce mercredi 17 mars (image d'archives).
Les militaires, policiers et gendarmes votaient dans le seul bureau ouvert anticipativement pour la présidentielle dans la ville de Dolisie ce mercredi 17 mars (image d'archives).

Officiellement, la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) affirme que le vote anticipé des forces de défense et de sécurité ce mercredi 17 mars vise à « gagner du temps » et permettre « aux gendarmes et aux policiers de s'occuper exclusivement de la sécurisation du vote le jour du scrutin ». C'est la première fois qu'ils votaient par anticipation pour la présidentielle qui se tiendra le 21 mars au Congo-Brazzaville, ont constaté des journalistes de l'AFP à Dolisie dans le sud du pays. La troisième ville du pays, où se situe la deuxième Zone militaire de défense de la République du Congo, abrite le seul bureau ouvert anticipativement pour la présidentielle qui oppose le président sortant Denis Sassou-Nguesso, 77 ans, dont 36 cumulés au pouvoir, à 6 autres candidats.

Dans la pratique, ils sont au total 1 203 inscrits qui doivent accomplir leur devoir civique entre 7 heures et 17 heures (6 heures à 16 heures GMT).

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Sécuriser le processus électoral

« Ce vote anticipé de la force publique est une première expérience que nous tentons. Ailleurs, dans d'autres pays africains, ce vote existe déjà. Chez nous, c'est la loi qui l'exige », a déclaré à l'AFP Henri Bouka, président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI).

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