Présidentielle au Brésil: le pays à la croisée des chemins

REUTERS - ADRIANO MACHADO

Jair Bolsonaro continuera-t-il à gouverner le géant de l’Amérique latine ou sera-t-il chassé par l’ancien président de gauche Lula ? Les électeurs brésiliens décideront ce dimanche 30 octobre. Le scrutin s’annonce très serré, avec le président sortant qui, lors du premier tour début octobre, a pu réduire l’écart qui le séparait de son rival.

De notre envoyé spécial,

Les nerfs sont à vif en cette fin de campagne, qui a mis le président sortant sur la défensive. Il y a eu d’abord l’affaire des « Vénézuéliennes ». La semaine dernière, Jair Bolsonaro a laissé entendre qu'il avait rencontré et flirté avec des mineures vénézuéliennes, qu’il a décrites comme des prostituées, avant de rétropédaler à grande vitesse. Ensuite, le ministre de l’Économie a commis une énorme gaffe en laissant entendre que le salaire minimum et les retraites pourraient être désindexés par rapport à l’inflation, ce qui signifierait une baisse du pouvoir d’achat.

Les tensions dans la rue se retrouvent aussi sur les réseaux sociaux, avec une dissémination vertigineuse des fake news. Les deux camps ont enlevé les gants et produisent des vidéos à la chaîne pour dénigrer l’adversaire, avec un zèle particulier observé chez les bolsonaristes. Cette bataille sur les réseaux sociaux engendre des interventions presque quotidiennes de la justice électorale pour recadrer les adversaires, dans un effort inédit de combattre les fake news. Le président du tribunal supérieur électoral Alexandre de Moraes est devenu un acteur clé de cette campagne, il fait autant la Une que Lula et Jair Bolsonaro.


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