Présidentielle : les Antilles et la Guyane ont voté Marine Le Pen

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MOREL.Gilles/SIMAX/SIPA
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Les Antilles et la Guyane ont massivement voté pour la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle, à rebours de l’élection de 2017.

A la fin du débat du l’entre-deux tours, le président-candidat Emmanuel Macron avait regretté de ne pas avoir eu le temps d’évoquer les territoires d’Outre-mer. Peut-être anticipait-il de mauvais scores, sur la (mauvaise) dynamique du premier tour qui avait vu le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon arriver largement en tête avec notamment 56% des suffrages exprimés en Guadeloupe, 53% en Martinique ou encore 51% en Guyane. Et le second tour est catastrophique pour le président sortant, largement battu en Guadeloupe par Marine Le Pen (30,4% contre 69,6%), en Martinique (39,1% contre 60,9%) et en Guyane (39,3% contre 60,7%). Il est même battu à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, avec un moins grand écart (44,58% contre 55,42%).

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Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’incroyable progression électorale du parti d’extrême-droite en vingt ans. Jean-Marie Le Pen n’avait ainsi rassemblé que 3,85% des voix en 2002 face à Jacques Chirac en Martinique, par exemple. Sa fille Marine avait progressé en 2017 mais restait loin d’Emmanuel Macron (24,87% des voix en Guadeloupe, 22,45% en Martinique, 35,11% en Guyane).

De nombreuses causes

Comment expliquer un tel changement cinq ans plus tard ? Il y a bien sûr la gestion de la crise sanitaire qui a vu l’Etat imposer (comme dans toute la France métropolitaine) des périodes de couvre-feu, des confinements et la vaccination obligatoire pour les soignants, ce qui a provoqué la colère d’une partie de la population. Le Covid-19 a aussi mis en lumière le manque de moyens hospitaliers dans les Antilles et la «lenteur» supposée du gouvernement à réagir a été très vivement critiquée. Il y a aussi le scandale de la(...)


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