Présidentielle américaine : sur Twitter, Donald Trump maintient que l'élection est truquée

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Par un tweet, Donald Trump a évoqué dimanche la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle américaine, tout en maintenant ses accusations de fraude. Les deux premiers mots de son tweet ("He won") ont retenu l'attention, mais le locataire de la Maison Blanche a vite précisé son propos et se refuse toujours à reconnaître toute défaite.

"Il a gagné parce que l'élection était truquée", a tweeté Donald Trump, dimanche 15 novembre, évoquant son adversaire démocrate, Joe Biden.

Huit jours après l'annonce des résultats de la présidentielle américaine, Donald Trump n'a toujours pas reconnu sa défaite face à l'ancien vice-président de Barack Obama. Mais, par petites touches, ou lapsus successifs, il s'en rapproche. Mais le président américain a une nouvelle fois mis en avant l'hypothèse de fraudes massives, qu'aucun élément concret ne vient accréditer.

"He won"

Les deux premiers mots de son tweet ("He won") ont retenu l'attention. Il s'agit en effet de la première fois qu'il les prononce depuis l'annonce des résultats.

Vendredi, il avait pour la première fois évoqué, à demi-mot, la victoire de son adversaire démocrate en laissant entendre, avant de se reprendre, qu'il ne serait plus là après le 20 janvier pour gérer la crise du Covid-19.

Le résultats de tous les États ont désormais été annoncés par les grandes chaînes de télévision américaines. Joe Biden a remporté 306 grands électeurs, contre 232 au président sortant, soit le score inversé de la victoire du milliardaire républicain face à Hillary Clinton en 2016.

"Seulement aux yeux des médias fake news"

Un peu plus d'une heure plus tard, face à l'avalanche de réactions suscitées par son message, il a, comme il le fait souvent, donné un grand coup de barre dans l'autre sens. "Il a seulement gagné aux yeux des MEDIAS FAKE NEWS", a-t-il lancé.

"Je ne concède RIEN ! La route est encore longue. L'élection était TRUQUÉE !", a ajouté le tempétueux président, qui a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

Plusieurs autorités électorales locales et nationales, dont l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (Cisa), ont frontalement contredit le président sur ses accusations de fraude.

"L'élection du 3 novembre a été la plus sûre de l'histoire des États-Unis", ont-elles affirmé dans un communiqué commun. "Il n'existe aucune preuve d'un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit."

Avec AFP