Présidentielle américaine: Trump se décrit comme "la personne la moins raciste du monde"

Cyrielle Cabot
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Les deux rivaux se sont affrontés pour la dernière fois, à douze jours du scrutin. - JIM BOURG / POOL / AFP
Les deux rivaux se sont affrontés pour la dernière fois, à douze jours du scrutin. - JIM BOURG / POOL / AFP

Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden se sont retrouvés jeudi soir à Nashville (Tennessee), pour leur dernier débat à 12 jours du scrutin. Après avoir évoqué tour à tour la pandémie du coronavirus, les relations diplomatiques avec la Corée du Nord, ou encore les allégations de corruption visant Joe Biden au sujet des activités de son fils Hunter en Chine et en Ukraine, les deux candidats à la Maison Blanche ont débattu sur les problèmes sociaux et les tensions raciales aux Etats-Unis.

Aussitôt, Donald Trump s'est défendu des accusations de racisme à son encontre. "J'ai des bonnes relations avec toutes les personnes. Je suis la personne la moins raciste du monde!", a-t-il assuré avant de défendre son bilan.

"Personne n’a fait plus pour la communauté noire que Donald Trump, à part peut-être Abraham Lincoln", a-t-il affirmé. Et de lister: "J'ai mis en œuvre des réformes de justice pénale, des réformes dans les prisons, j'ai pris soin des personnes noires dans les universités et les écoles... Je suis la personne la moins raciste".

Sur le sujet de Black Live Matters, le président américain a justifié sa réserve au début du mouvement: "La première fois que j'ai entendu parler de Black Lives Matter, ils chantaient en comparant les policiers à des cochons, en disant qu'ils devaient être poêlés comme du bacon. J'étais terrifié!".

"Abraham Lincoln était le moins raciste"

"Abraham Lincoln était le moins raciste. Lui est le plus raciste, il a avivé les tensions, il a parlé des violeurs mexicains, il a calomnié les musulmans, les Iraniens, il a calomnié tout le monde", lui a rétorqué son rival Joe Biden, avant déplorer un "racisme institutionnel" aux États-Unis.

"Pourquoi est-ce que j'ai commencé à travailler dans le Delaware, où il y avait une majorité d'Africains-Américains? C'était pour connaître davantage la réalité", a poursuivi le candidat démocrate, déplorant que, dans cet État, les parents d'Afro-Américains doivent conseiller à leurs enfants de bien mettre leurs mains en évidence lors des contrôles policiers.

"Vous êtes une victime que vous soyez riche ou pauvre, une victime au départ car mal considéré. Il y a un racisme institutionnel aux États-Unis, c’est une réalité. Nous devrions être à la hauteur de nos principes. On veut se rapprocher du principe d’inclusion", a-t-il terminé.

Article original publié sur BFMTV.com