Présidentielle américaine : les "swing states", ces Etats qui peuvent tout faire basculer

·2 min de lecture

Lors de la soirée électorale du 3 novembre aux Etats-Unis, tous les observateurs auront les yeux rivés sur une dizaine d’Etats : ceux dont le résultat est difficilement prévisible à l’avance. Car ce sont bien ces territoires qui décideront de la victoire finale entre Donald Trump et Joe Biden.

L’élection du président des Etats-Unis est ainsi faite qu’elle ne dépend finalement que d’un nombre réduit d’Etats, moins d'une dizaine sur les cinquante que compte le pays. Ceux-là, ce sont les "swing states", et ce sont bien eux qui décideront le 3 novembre prochain de qui, de Donald Trump ou de Joe Biden, s’installera - ou restera en place - à la Maison-Blanche. Dans bon nombre d’Etats, le vote est quasiment connu à l’avance. Mais dans une petite dizaine d’Etats, le vote est indécis, et ça change tout. On vous explique pourquoi.

Un principe : le "winner takes all"

Vu de France, le système électoral américain peut sembler un peu incongru. Point d’élection du président au suffrage universel direct en effet, mais un principe de grands électeurs. Ce sont ces 538-là qui in fine élisent le président américain. Et pour obtenir ces grands électeurs, il faut remporter un Etat, en tenant compte d’une règle implacable nommée "winner-takes-all". En clair, un candidat qui remporte un Etat (exception faite du Nebraska et du Maine, qui conservent des scrutins à la proportionnelle) remporte la totalité de ses grands électeurs.

Ce système peut ainsi permettre à un candidat de remporter l’élection présidentielle en réunissant sur son nom moins de voix que son adversaire au niveau national. Ce fut le cas de Donald Trump face à Hillary Clinton en 2016, ou de George W. Bush en 2000 face à Al Gore.

Les "swing states" à surveiller

L’Ohio, la boussole de l’élection. L’Ohio promet 18 grands ...


Lire la suite sur Europe1

Ce contenu peut également vous intéresser :