Présidentielle américaine. Kamala Harris, première présidente noire des États-Unis ?

Los Angeles Times (Los Angeles)
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À la différence de Barack Obama, Kamala Harris a été choisie comme colistière de Joe Biden pour sa couleur de peau, et non malgré elle. D’origine jamaïcaine par son père et indienne par sa mère, la prochaine vice-présidente des États-Unis a tous les atouts en main pour devenir la première femme noire à occuper le Bureau ovale.

Ne nous y trompons pas : dans le tandem démocrate, le type de chef d’État que réclame le pays n’est pas Joe Biden mais Kamala Harris. La candidature de Kamala Harris à la vice-présidence constitue surtout un galop d’essai pour qu’elle devienne un jour la deuxième personne noire à occuper le Bureau ovale.

Les démocrates ont confié à Joe Biden la mission de réparer l’Amérique, et il a promis de restaurer la décence et la normalité dans la vie politique du pays. Généralement, le rôle des vice-présidents est symbolique mais, cette fois, ce que représente Kamala Harris est vraiment important : femme noire, elle incarne l’électorat le plus fiable du Parti démocrate, un électorat qui commence enfin à accéder au pouvoir et à obtenir ce qui lui est dû.

En lien avec Black Lives Matter

Kamala Harris a également parfaitement conscience de son lien avec le mouvement Black Lives Matter [“Les vies noires comptent”] et toutes les autres organisations citoyennes antiracistes qui, au cours des quatre derniers mois, ont réussi à pousser le pays vers l’égalité raciale avec un succès inégalé dans l’histoire de notre pays.

Kamala Harris n’est pas progressiste dans tous les domaines, mais lorsqu’elle égrène les noms des femmes et des hommes noirs tués par la police qui ont fait descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue cette année, comme lors de son discours prononcé à la fin d’août contre la politique de Donald Trump, elle accepte de se charger de faire aboutir de toute urgence les revendications des Noirs. Ces revendications ont mis Kamala

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