Présidentielle américaine : comment expliquer l'erreur des sondages?

·1 min de lecture

Comme un air de déjà vu. Quatre ans après sa victoire surprise face à une Hillary Clinton considérée comme favorite, Donald Trump déjoue les pronostics. S'il n'y a pas encore de vainqueur aux Etats-Unis mercredi, l'issue de l'élection présidentielle n'empêche pas cette certitude : le républicain fait beaucoup mieux que ce que laissaient penser les derniers sondages, même en tenant compte des marges d'erreur. La présidentielle de 2020 pourrait même se révéler être un plus grand échec encore qu'en 2016. A l'époque, Clinton avait remporté le vote des citoyens avec deux points d'avance, quand les dernières enquêtes lui en accordaient environ quatre, et avait perdu l'élection à cause de trois Etats dans lesquels elle comptait entre un et cinq points d'avance dans les ultimes sondages.

Des différences importantes au niveau national et dans les Etats-clés

Cette fois, le président sortant accusait à la veille de scrutin plus de huit points de retard en moyenne (43,4%, contre 51,8% pour Joe Biden selon FiveThirtyEight, qui agglomère l'ensemble des enquêtes) et aucun institut n'accordait moins de cinq points entre les deux hommes, à l'exception de Rasmussen Reports (+1 pour Biden) ordinairement favorable aux républicains. Pourtant, mercredi matin, le décompte encore provisoire créditait le démocrate de 2,4 millions de voix d'avance, soit 1,8 points de plus (50% contre 48,2%).

Prudence : cet écart peut encore se creuser puisque le vote par correspondance, qui a tendance à favoriser le c...


Lire la suite sur LeJDD