Présidentielle américaine. À Philadelphie, deux camps opposés unis par la honte

La Presse (Montréal)
·2 min de lecture

Chez les manifestants, deux visions de l’Amérique s’opposent, mais ils s’entendent tous sur une chose : les États-Unis ressemblent à une république bananière, constate ce quotidien québécois. Reportage le 5 novembre dans la plus grande ville de Pennsylvanie.

Séparés par des barrières métalliques et une rangée de policiers, ils incarnaient le fossé qui divise les États-Unis, avec leurs pancartes, leurs slogans et leurs vêtements contrastants.

Mais ils s’entendaient sur un point précis en cette matinée ensoleillée [du 5 novembre] à Philadelphie, en Pennsylvanie, un des États clés de l’élection présidentielle de 2020 : leur pays est devenu une république bananière.

“Cela ne me dérange pas de perdre”, a dit Ray Cortes, en brandissant une pancarte aux couleurs du ticket Trump-Pence. “Perdre d’une façon juste et équitable, c’est correct. Chacun a eu sa chance. Mais il y a tellement de manigances, c’est horrible. Nous sommes censés être un des pays les plus avancés du monde et ça prend trois ou quatre jours pour compter les votes. Ce sont des choses qui arrivent dans des républiques bananières”.

Du même côté des barrières métalliques, Dan Karns tenait des propos semblables en faisant siennes les dénonciations de Donald Trump sur la prétendue corruption des élus démocrates de Pennsylvanie et du Michigan.

“Ils sont en train de voler cette élection”, a dit l’homme de 55 ans, vêtu d’une chemise et d’un veston. “Pour tout vous dire, c’est une honte pour le peuple américain. J’ai une femme asiatique. Les gens du monde entier considèrent les États-Unis comme un phare de la démocratie, l’étalon-or de la démocratie. Et j’ai l’impression de vivre au Venezuela ou en Argentine”.

À lire aussi: Offensive. Donald Trump prêt à

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :