Présidentielle de 2022: Xavier Bertrand veut en finir avec "l'impunité des délinquants"

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Xavier Bertrand, candidat à sa propre succession à la tête des Hauts-de-France, le 3 mai 2021 à Maubeuge pour son premier meeting de campagne - FRANCOIS LO PRESTI © 2019 AFP
Xavier Bertrand, candidat à sa propre succession à la tête des Hauts-de-France, le 3 mai 2021 à Maubeuge pour son premier meeting de campagne - FRANCOIS LO PRESTI © 2019 AFP

Xavier Bertrand, candidat (ex-LR) pour l'Élysée en 2022, veut en finir avec "l'impunité" des délinquants, notamment celle des mineurs, par la multiplication des centres éducatifs fermés, le placement sous bracelet électronique, la révision complète du code pénal des mineurs ou l'instauration de la majorité pénale à 15 ans.

"La loi doit avoir le dernier mot et les délinquants doivent savoir qu'il n'y aura plus d'impunité", affirme-t-il dans un entretien au Journal du dimanche, très critique envers Emmanuel Macron pour qui "la sécurité n'a jamais été la priorité".

"Casser le phénomène de bandes"

Outre la création de 20.000 nouvelles places de prison, le président des Hauts-de-France veut "multiplier par trois le nombre de centres éducatifs fermés" et les mineurs les plus dangereux doivent être encadrés de façon militaire". Il plaide aussi pour "multiplier les peines complémentaires d'éloignement" et "le placement sous bracelet électronique, y compris de mineurs, doit être généralisé".

Pour "casser le phénomène des bandes", il envisage de "réviser complètement le code pénal des mineurs en instaurant la majorité pénale à 15 ans" et en scindant "les fonctions entre les juges chargés de la protection des mineurs et ceux chargés de la justice pénale des mineurs délinquants".

Interrogé sur la baisse des effectifs de policiers sous Nicolas Sarkozy, il dit qu'il ne laissera "pas salir" le "bilan sécuritaire" de l'ancien président. "La sécurité ne se réduit pas à la seule question du nombre de policiers, c'est bien la réponse pénale la solution", insiste-t-il.

Par ailleurs, il veut revenir sur la suppression du corps préfectoral annoncé par Emmanuel Macron de manière "injuste" et "irresponsable".

"De basses manœuvres politiciennes"

Interrogé sur la tête de liste LaREM dans le Pas-de-Calais aux régionales, Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, le président des Hauts-de-France, candidat à sa réélection en juin, affirme que "le seul objectif d'Emmanuel Macron est de faire élire le RN" dans sa région, en "poursuivant froidement et cyniquement sa stratégie pour affronter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle".

"Il ferait mieux de s'occuper du pays plutôt que de se livrer à de basses manœuvres politiciennes. Depuis des mois, la maison brûle et Emmanuel Macron regarde ailleurs".

Si le RN est en position de l'emporter dans sa région, "il n'y aura pas d'accord avec LaREM, affirme-t-il. Notre liste a déjà été déposée pour le premier et pour le deuxième tour".

Article original publié sur BFMTV.com

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