Présidentielle 2022: Villepin votera Macron mais n'épargne pas son bilan

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Dominique de Villepin, le 5 juillet 2017.  (Photo: POOL New via Reuters)
Dominique de Villepin, le 5 juillet 2017. (Photo: POOL New via Reuters)

Dominique de Villepin, le 5 juillet 2017. (Photo: POOL New via Reuters)

POLITIQUE - C’est loin d’être un message d’adhésion. L’ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a pris la plume ce 17 avril pour réagir au premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril dernier.

Dans un long texte publié sur les réseaux sociaux, l’homme du “non” à la guerre en Irak commence par un long développement sur l’état de la France et son désarroi face au duel Marine Le Pen-Emmanuel Macron qui s’est imposé aux Français.

“Devant le champ de ruines de la politique française, je fais face, je l’avoue, à un moment de découragement et de colère, mais surtout, comme beaucoup d’entre nous à un cas de conscience”, débute Dominique de Villepin. “Je voudrais croire qu’il suffit d’élire Emmanuel Macron pour écarter le danger extrémiste, mais est-ce toujours le cas?”, s’interroge à voix haute l’ancien ministre des Affaires étrangères.

“La quête de l’intérêt général ne sert plus de boussole”, déplore Dominique de Villepin en évoquant “les présidents du nouvel âge qui se succèdent”. ll n’épargne pas le bilan d’Emmanuel Macron et notamment le “quoi qu’il en coûte” qui manquerait de “responsabilités politiques” en renvoyant “au lendemain et à l’addition pour les générations futures”.

Le bilan international de la France ces dernières années est aussi vivement mis en cause. Villepin critique “les incantations européennes” qui “masquent trop souvent un alignement de fait sur les intérêts américains”, demande la mise en place d’un “réel embargo” sur l’énergie russe et déplore le bilan de la France au Sahel.

“Pulsion suicidaire”

Sans le nommer, c’est bien Emmanuel Macron qui est visé. Comme lorsqu’il évoque “le risque d’effritement social et de dévoiement social, diplomatique ou culturel” si le président sortant était réélu. En revanche, pas question pour l’ancien chef de la diplomatie française de mettre un signe égal avec le bulletin de vote Marine Le Pen qu’il voit comme “une pulsion suicidaire, un sabordage, le basculement dans l’inconnu”. Il craint “une réaction en chaîne inarrêtable” si la candidate du RN était élue, comme après le Brexit ou la présidence Trump, “sans doute en pire”.

“Ce bulletin n’est pas un chèque en blanc”

“Je fais donc résolument le choix d’Emmanuel Macron, mais ce bulletin n’est pas un chèque en blanc”, prévient l’ancien très proche de Jacques Chirac qui était secrétaire général de l’Élysée quand Jean-Marie Le Pen a accédé au second tour, le 21 avril 2002. Il parle d’un vote “de principe” et non “d’adhésion”.

“Après tant de rendez-vous manqués, une parole politique généreuse et audacieuse est plus que jamais indispensable alors que le désespoir s’exprime ouvertement”, réclame encore l’ancien Premier ministre qui n’a eu de mots sympathiques dans ce message qu’à l’égard de Jean-Luc Mélenchon.

Il salue le discours et l’attitude du candidat insoumis au soir du premier tour, “passage de témoins aux générations nouvelles à rebours des tripatouillages d’appareils”, qu’il pose en contraste avec une campagne d’entre-deux-tours “de ruse” au lieu d’“ambition”, de “jeu” au lieu de “gravité”.

À voir également sur Le HuffPost: Au meeting de Macron à Marseille, on a surtout rencontré des convaincus

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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