Présidentielle 2022: Quelles émotions ressentent les électeurs à quatre mois du scrutin

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    Emmanuel Macron
    25e président de la République française
Au sujet de la santé, les Français sont 24% à ressentir de la peur, puis 23% de la colère. (Photo: Philippe Turpin via Getty Images)
Au sujet de la santé, les Français sont 24% à ressentir de la peur, puis 23% de la colère. (Photo: Philippe Turpin via Getty Images)

VIE PRIVÉE - Quel est le profil émotionnel des électeurs, à quatre mois de la présidentielle? Que ressentent ceux qui déclarent vouloir voter pour Pécresse, Le Pen ou Macron? La Fondation Jean Jaurès et l’institut de sondages ViaVoice* ont sondé les cœurs des Français pour dresser un état des lieux de nos émotions et leur rapport avec nos votes à venir.

On y apprend d’abord que 57% ont déclaré ressentir de la fatigue. Après plus d’un an et demi de crise sanitaire, quoi de plus normal? Cet affaissement de notre vivacité serait sans doute à l’origine de la sensation d’incompréhension qui assaillerait 40% d’entre nous, toujours selon le baromètre de la Fondation.

Mais il y a aussi des irréductibles, parmi les Gaulois. Ainsi, les Français gardent motivation et confiance à hauteur de 30 et 27%.

Santé, pouvoir d’achat et sécurité

En se focalisant sur les trois enjeux principaux de la campagne -santé, pouvoir d’achat et sécurité-, La Fondation apporte des éléments nouveaux en termes émotionnels. Ainsi, au sujet de la santé, les Français sont 24% à ressentir de la peur, puis 23% de la colère. “Sur le pouvoir d’achat, analysent Adrien Broche et Stewart Chau de la Fondation Jean Jaurès, la colère et la peur priment (31%). Enfin, pour la sécurité, c’est avant tout un sentiment de peur (31%) qui s’exprime clairement.”

Si la peur et la colère guident les sujets à aborder dans cette présidentielle, il ressort tout de même un élément intéressant.

Dans cette enquête, on apprend que certes la population navigue à la fois dans l’ennui de la campagne actuelle, à l’indifférence et à la fatigue mais ajoute la Fondation, que malgré ce climat ”“décliniste” assez moribond”, “les Français souhaitent une campagne porteuse d’espoir, de confiance, d’enthousiasme voire de sérénité”. Dès lors, d’autres sujets, déclencheurs d’émotions positives, ont tout intérêt à voir le jour dans les mois à venir.

Trois familles d’électeurs, trois émotions

Des émotions, c’est bien, mais vers quels candidats renvoient-elles? La Fondation Jean Jaurès a distingué trois familles d’électeurs, aux émotions bien différentes.

Tout d’abord, “nous avons une famille de votants usés par la crise, emprise d’incertitudes, précise la Fondation, qui se caractérise par l’expression d’une fatigue très forte. On retrouve ici une grande partie des électeurs de Valérie Pécresse, dont la fatigue est l’émotion dominante”.

Ensuite, viennent la colère et le dégoût. On y retrouve les électeurs d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen.

Puis, une dernière famille se définit par des émotions plus positives, notamment par l’espoir et l’enthousiasme. Ceux-là votent Emmanuel Macron.

Un électorat par famille émotionnelle

“En ligne avec ces profils émotionnels, analyse la Fondation, l’état d’esprit des électeurs complète l’analyse des profils émotionnels et rend compte de ce qui sous-tend la construction des opinions. Ces profils recoupent une répartition des électorats par famille émotionnelle que l’on peut faire en trois temps.

Tout d’abord, les candidatures “radicales”. Elles visent un électorat dont le niveau d’état d’esprit négatif est supérieur au positif. Cette première famille concerne les électeurs des candidats de rupture: Fabien Roussel, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan et Éric Zemmour.

Ensuite, les candidatures “modérées”. Elles se rassemblent dans une famille émotionnelle constituée d’électorats à l’état d’esprit à la fois plus positif que négatif, mais aussi positivement supérieur à la moyenne nationale. Elle concerne prioritairement les électeurs d’Anne Hidalgo, Emmanuel Macron et Valérie Pécresse.

Enfin, les candidatures “décalées”. Elles rassemblent des électeurs plus positifs que négatifs, autour de personnalités comme Philippe Poutou et Jean Lassalle, seuls à provoquer de “l’amusement”. “Si cette connotation légère répond à une anxiété ambiante, elle n’est logiquement pas synonyme de crédibilité, du moins pour Jean Lasalle”, nuance néanmoins la Fondation Jean Jaurès.

*L’étude a été réalisée sur internet du 9 au 14 décembre sur un échantillon de 1500 personnes dont 1367 personnes inscrites sur les listes électorales, résidantes en France métropolitaine, échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

A voir également sur Le HuffPost: Élection présidentielle: Macron promet que “les échéances démocratiques seront maintenues”, rapporte Attal.

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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