Présidentielle 2022 : le PS confirme la tenue d'une primaire interne

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Olivier Faure a confirmé, vendredi, la tenue d'une primaire au Parti socialiste. Il ne s'agit pas d'une primaire "citoyenne" mais interne en vue de départager les candidats PS à l'élection présidentielle de 2022

Une primaire chez les socialistes. Le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, a confirmé, vendredi 27 août, la tenue d'une primaire interne pour départager les candidats PS à l'élection présidentielle de 2022. "Il y aura, comme il est prévu par les statuts (du parti), un vote militant", a-t-il dit sur France Inter, rappelant que cela concernait "50 000 militants".

Un ou deux tours seront organisés selon "le nombre de candidats", a précisé le premier secrétaire du PS, sans en détailler le calendrier.

Soutien à Anne Hidalgo

Olivier Faure a confirmé son soutien à la maire de Paris, Anne Hidalgo - "la meilleure d'entre nous pour nous représenter" -, qui doit prononcer un discours, vendredi, face aux militants socialistes réunis à Blois.

"Si je ne disais pas pour qui je me prononce, je serais en réalité avec un agenda caché", s'est défendu celui qui est candidat à sa réélection comme premier secrétaire du PS.

Mercredi, un autre ténor du Parti socialiste, le sénateur Patrick Kanner, avait affirmé qu'Anne Hidalgo était "proche" d'une déclaration de candidature. "Ça se compte en nombre de jours", avait-il dit.

Olivier Faure a définitivement balayé l'idée d'une "primaire citoyenne" : "Je ne veux pas, comme l'ensemble des socialistes, revivre des moments de division qui desservent notre candidature plus qu'ils ne la servent". "Il n'est pas utile de provoquer de la surenchère, de créer les conditions d'une défaite assurée", a-t-il ajouté, dénonçant "le bal des ego" qu'entraînerait une telle primaire ouverte.

Une impulsion

"Je souhaite un débat maîtrisé qui permette (...) de comprendre (quelles) sont les capacités des uns et des autres", a-t-il ajouté.

Mais Olivier Faure veut à tout prix éviter "la division, la fragmentation" entre les candidats qui "diminue(rait) les chances de la gauche d'être présente au second tour", alors que les candidatures (Stéphane Le Foll, Arnaud Montebourg...) se multiplient à gauche.

Il a aussi dit souhaiter "créer un élan, donner une impulsion" jusqu'à la présidentielle d'avril 2022, convaincu que "ce pays a besoin d'alterner".

Avec AFP

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