Présidentielle 2022: Le Pen appelle Zemmour à être "loyal" et à dire "ce qu'il souhaite faire"

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La présidente du Rassemblement national estime que l'éditorialiste fait preuve d'un manque de clarté en ne dévoilant pas distinctement ses intentions.

Alors que la rumeur bruisse depuis de longs mois sur une éventuelle candidature d'Éric Zemmour à la prochaine présidentielle, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen appelle l'éditorialiste de CNews et du Figaro à dire "ce qu'il souhaite faire", l'accusant de manquer "clairement" de clarté.

Sa candidature "ne m'inquiète pas, mais je ne fais pas de politique fiction, a balayé la députée du Pas-de-Calais ce mercredi sur France Inter. Si Éric Zemmour veut être candidat, qu'il le soit, mais que les choses soient loyalement dites. Parce que être éditorialiste et se comporter comme un candidat à la présidentielle, ça n'est pas extrêmement loyal", a-t-elle tancé.

"La violence et l'outrance de ses propos à l'égard du Rassemblement national démontrent qu'il considère le Rassemblement national non plus comme un élément de la vie politique française, mais comme un concurrent politique", a ajouté la finaliste de la présidentielle de 2017. 

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Zemmour crédité de 5,5% d'intentions de vote

Testé par l'institut Ifop pour Le Point, dans un sondage publié le 16 juin, la candidature putative d'Éric Zemmour était créditée de 5,5% d'intentions de vote. Un score qui toutefois, pointait cette enquête d'opinion, n'entamerait pas l'électorat du parti d'extrême droite mais davantage la droite et le parti Les Républicains (LR).

Quelques jours auparavant, Marine Le Pen avait déclaré, dans un entretien au site d'actualité réunionnais linfo.re, ne pas redouter une candidature d'Éric Zemmour.

"Sur le plan électoral je ne le crains pas du tout car je ne crois pas du tout qu'Éric Zemmour soit susceptible d'attirer des électeurs qui voteraient pour moi", avait-elle assuré.

"La seule crainte que je peux avoir, c'est que les propos qui sont souvent très radicaux, et que je ne partage pas avec Éric Zemmour, puissent être assimilés aux miens, c'est-à-dire que mon projet soit victime d'une caricature au regard des propositions qui ne seraient pas les miennes", avait-elle déclaré.

"Je réfléchis à la suite"

Début juin, Éric Zemmour avait soufflé le chaud et le froid dans un entretien à la chaîne YouTube Livre Noir, dans lequel il s'interrogeait sur l'opportunité de "peut-être passer à l'action" car il faisait "de plus en plus de propositions".

"Je réfléchis à la suite, aux mesures éventuelles qu'on pourrait prendre à partir de mon diagnostic", avait-il attisé.

Sur France Inter le 2 juin, le député européen et conseiller politique d'Emmanuel Macron Stéphane Séjourné avait plaidé pour que le temps de parole de certains éditorialistes, à l'instar d'Éric Zemmour, soit décompté. "Progressivement, les éditorialistes ont remplacé les responsables politiques", avait-il jugé pour appuyer sa proposition.

Article original publié sur BFMTV.com

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