Présidentielle 2022: pour Jean-Marie Le Pen, Éric Zemmour ne "paraît pas bien qualifié pour être candidat"

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Le finaliste de la présidentielle de 2002 souhaite que le polémiste continue de tirer des flèches "sur les adversaires de la France."

Jean-Marie n'a pas le verbe tendre. Fondateur et ancien président du Front national, ce dernier a estimé ce mercredi qu'il souhaitait que le parti d'extrême-droite, désormais appelé Rassemblement national, retrouve sa "virilité." 

Sur notre antenne, le finaliste de la présidentielle de 2002 a précisé son propos: "On connaît les qualités attachées à cette vertu, le courage, la rigueur, la force, le travail, la fidélité, toutes les qualités qu’on voudrait d’un homme d’État ou de guerre", a-t-il dit.

Zemmour "ne me paraît pas bien qualifié" 

En ce qui concerne l'élection présidentielle, pour laquelle Marine Le Pen est actuellement créditée de 23 à 25% d'intentions de vote selon notre dernier sondage, Jean Marine Le Pen reste circonspect sur la capacité de sa fille à l'emporter.  

"Je ne sais pas. Il y a le congrès qui va se tenir et clarifier un certain nombre de choses. Elle a des qualités indéniables et des faiblesses qui justifient son échec", a-t-il lancé.

Interrogé sur une possible candidature d'Eric Zemmour, le nonagénaire a assuré qu'il valait mieux que ce dernier "reste dans son rôle qui est le sien, celui de tirer des flèches sur les adversaires de la France." 

"J’ai une grande amitié pour Éric Zemmour et une grande considération pour ses qualités de polémiste, mais justement, il ne me paraît pas bien qualifié pour être candidat. Qu’il participe à la campagne, je le souhaite, mais pas forcément en rôle de président", a-t-il dit.

Limites et échec 

Puis, Jean-Marie Le Pen est revenu sur les résultats du Rassemblement national aux dernières élections régionales et départementales, ainsi que sur la stratégie de dédiabolisation mise en place par le parti il y a maintenant plusieurs années. 

"Je porte un jugement sur les résultats qui confirment mon analyse, celle sur le virage idéologique, stratégique réalisé par Marine Le Pen depuis 2015, depuis mon exclusion. Elle a lancé une campagne de dédiabolisation, qui ici montre ses limites et son échec. Il ne faut pas se dédiaboliser, mais diaboliser nos adversaires", a-t-il dit.

Selon lui, il faut que sa fille ait "la capacité et la volonté de réaliser un changement." 

"L’échec sanctionne une politique qui peut être révisée. Un échec en politique n’est jamais définitif. Il est possible que le mouvement retrouve ses forces. Est-ce que Marine Le Pen aura la capacité et la volonté de réaliser ce changement qui implique des changements d’état-major, de direction, l’affirmation claire des principes du Front national, qui se sont trouvés vérifiés par l’évolution des événements?", questionne-t-il en guise de conclusion.

Article original publié sur BFMTV.com

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