Présidentielle 2022: Jadot et Mélenchon jouent la musique du rassemblement

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Jadot (ici le 22 octobre 2021) et Mélenchon jouent la musique du rassemblement mais il y a toujours un mais (Photo: Stephane Mahe via Reuters)
Jadot (ici le 22 octobre 2021) et Mélenchon jouent la musique du rassemblement mais il y a toujours un mais (Photo: Stephane Mahe via Reuters)

POLITIQUE - Terminés les échanges de noms d’oiseaux? La pré-campagne présidentielle se poursuit dans un climat d’apaisement -relatif- à gauche, entre les différents candidats. Jean-Luc Mélenchon moins critique à l’égard de ses concurrents, distribue les bons points dans la presse ou sur les réseaux sociaux depuis quelques jours... à l’égard, surtout, de Yannick Jadot.

De son côté, le candidat écolo profite d’une offensive médiatique pour souligner les points “de convergence” avec le chef de file de la France insoumise et pour louer le fameux rassemblement de la gauche. Au point d’imaginer de premiers rapprochements à cinq mois de l’élection présidentielle? Et de commencer à envisager le bout d’un début d’une future candidature commune? Pas vraiment, car dans leurs bouches, le “mais” n’est jamais loin.

Les “incontestables convergences” à gauche

“Nous avons, avec Jean-Luc Mélenchon, d’incontestables convergences sur l’environnement, la justice sociale, et c’est important. On a aussi des divergences, sur l’Europe, la géopolitique”, a ainsi rappelé l’eurodéputé EELV, samedi 20 novembre au soir, dans l’émission On est en direct sur France 2, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Pour lui, les différentes forces de gauche doivent surmonter ces sujets de frictions pour se “réconcilier”... mais derrière sa candidature. C’est en tout cas le vœu qu’il formule ce dimanchedans un appel aux “aux socialistes comme à tous les progressistes”.

“Les Français attendent des solutions à la hauteur des défis du climat, du vivant, de la santé et de leur exigence de justice sociale. C’est donc autour de notre projet qu’une dynamique de rassemblement doit s’enclencher”, estime ainsi Yannick Jadot, actuellement crédité de 8% des intentions de vote, dans les colonnes du JDD, avant d’ajouter: “En janvier, j’espère que nous nous donnerons collectivement les moyens d’un rassemblement”.

Difficile d’imaginer, dans ces conditions, le chef de file de la France insoumise se ranger derrière le candidat EELV. Jean-Luc Mélenchon, le mieux placé à gauche à en croire les sondages, plaide, lui, pour “l’union populaire” autour de son programme, l’Avenir en commun.

Il ne lui reste plus qu’à se rendre compte que sa politique n’est pas compatible avec les traités européensJean-Luc Mélenchon, le 12 novembre dans Le Figaro

Ce qui ne l’empêche pas de saluer, ici ou là, les orientations de son concurrent écolo... et de s’imaginer ministre sous son gouvernement, s’il avait à choisir avec celui de la candidate socialiste Anne Hidalgo.

“Des personnes respectables”, a-t-il répondu, mardi 16 novembre devant des étudiants de l’Essec qui l’interrogeaient sur ces hypothèses de politique-fiction, avant de répondre plus franchement: “Il me semble que madame Hidalgo n’a pas les idées très claires sur ce qu’il faut faire, donc je préférerais être le ministre de quelqu’un qui au moins a dit qu’il avait rallié la planification écologique. Je pourrais m’occuper de ça dans son gouvernement, pourquoi pas?” Une forme de plaisanterie, ou de légèreté, qui révèle malgré tout un réel changement de ton de l’Insoumis à l’égard de Yannick Jadot.

L’art du compliment pour mieux souligner les défauts

Le 8 novembre, il saluait, par exemple, “des positions plus proches” désormais de la France insoumise sur le protectionnisme et la réindustrialisation, selon des propos rapportés par l’AFP. Quatre jours plus tard, il se disait même “très satisfait” de Yannick Jadot, dans les colonnes du Figaro.

“Je suis très satisfait de lui parce qu’il a élargi le champ de nos idées, sur la planification écologique, sur le protectionnisme. Il avance bien”, applaudissait ainsi Jean-Luc Mélenchon, avant d’exposer une nuance de taille: “il ne lui reste plus qu’à se rendre compte que sa politique n’est pas compatible avec les traités européens”. Ou l’art du compliment pour mieux souligner les défauts.

Pour les communistes en revanche, le message ce dimanche était directement amical, appelant cependant à l’union pour “convaincre mieux”.

Dans ce contexte, le chemin de l’union continue de se faire... mais sans eux. La Primaire populaire, qui a pour mission d’œuvrer au rassemblement des différentes forces de gauche, promet de “mettre la pression” sur les trois grands partis. Leur initiative est soutenue par plus de 170.000 personnes à l’heure où, selon un sondage Ifop pour le JDD, 70% des électeurs de ce camp sont favorables à une candidature commune PS - EELV - LFI - PCF.

À voir également sur Le HuffPost: Le plaidoyer de Mélenchon pour les urnes (et contre ceux qui ne votent pas)

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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