Présidentielle 2022 : Gérard Larcher défend l'idée d'une primaire à droite

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Le président du Sénat s'est dit convaincu que le mode de départage allait "s'éclaircir" entre les différents prétendants de la droite.

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a défendu ce mardi l'idée d'une primaire à droite, "seule méthode" à ses yeux pour "départager" les candidats à la présidentielle de 2022. "Quand il y a pluralité de candidature, je ne connais qu'une seule méthode, c'est de départager entre ces candidats", "un processus validé par le bureau politique des LR", a-t-il affirmé sur France Inter.

"Je ne suis pas un fanatique pour être un fanatique de la primaire, mais je ne connais pas d'autre processus quand il y a des candidats légitimes", a-t-il poursuivi. Le président du Sénat dit dans Le Figaro vouloir une "primaire de rassemblement", qui "doit être un vrai débat d'idées" et "apaisée".

Gérard Larcher a rappelé sur France Inter que Les Républicains avaient "un calendrier, une méthode". "Nous choisirons un candidat ou une candidate, et nous le soutiendrons ensuite". LR doit trancher sur l'organisation ou non d'une primaire lors d'un congrès, le 25 septembre, avec pour but de désigner son candidat fin novembre.

Objectif: un candidat unique

Gérard Larcher s'est dit convaincu que le mode de départage allait "s'éclaircir". Lundi, l'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati avait demandé aux Républicains de "fermer l'hypothèse de la primaire", regrettant que son parti n'apprenne "pas de son expérience et de ses erreurs passées concernant la primaire: les haines, les divisions, les frondes". 

Quant à Xavier Bertrand, qui refuse de participer à une primaire, Gérard Larcher a rappelé que "tout le monde est d'accord, Xavier Bertrand le premier, pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat". Outre Xavier Bertrand, sont aussi candidats à droite Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin, Denis Payre et Eric Ciotti.

En revanche, si tel n'était pas le cas en fin d'année, "on mettra les uns et les autres devant leur responsabilité", a lâché Gérard Larcher.

Zemmour, "c'est non"

Le président du Sénat a écarté l'idée que le polémiste Eric Zemmour participe à une primaire de la droite: "Pour moi, c'est non". "Nous ne partageons pas les mêmes valeurs, le même regard sur la société". Sur France Info, le député Eric Ciotti a également exprimé sa préférence pour une primaire, et semblé écarter une candidature d'Eric Zemmour, qui "n'appartient pas à sa famille politique".

Il a redit sa volonté de promouvoir "des idées qui coupent le robinet d'eau tiède" notamment sur l'immigration. Dans un courrier au ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian transmis à l'AFP mardi, il demande que la France reconnaisse Jérusalem comme capitale d'Israël et y déplace son ambassade, proposition controversée dans la région.

Article original publié sur BFMTV.com

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