Présidentielle 2022: en France, une mobilisation en demi-teinte contre l'extrême droite

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Près de 22 000 personnes en France dont 9200 à Paris ont manifesté ce samedi 16 avril à l’appel d’une trentaine d’organisations, selon le ministère de l'Intérieur. Elles appellent à ne pas voter Marine Le Pen le 24 avril prochain lors du second tour de l’élection présidentielle, sans pour autant soutenir Emmanuel Macron.

Selon le ministère de l'Intérieur, 13.600 personnes se sont mobilisées dans plus de 50 manifestations en régions et 9.200 à Paris. Les organisateurs quant à eux revendiquent près de 40.000 participants à Paris et 150.000 personnes dans toute la France.

Dans le cortège parisien, une étudiante brandit sa pancarte: « Ne votez pas pour les fachos, la France va plonger sous Marine ». Ils sont des milliers à être venus dire « non à l’extrême droite ». Alors que les sondages annoncent un second tour plutôt serré entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

« L’arrivée de Marine Le Pen sera vraiment catastrophique au point de vue économique et social ainsi que pour les libertés », estime un manifestant.

Une mobilisation plus faible qu’il y a 20 ans

Et pourtant, la mobilisation est faible comparé à il y a vingt ans, alors que l’extrême droite arrivait au second tour de la présidentielle pour la première fois. C'était en 2002 : le premier tour de scrutin avait placé en tête Jacques Chirac (19,88 %), président sortant, suivi, à la surprise générale, de Jean-Marie Le Pen (avec 16,86 %). Le candidat socialiste Lionel Jospin n'était arrivé qu'en troisième position. À l’époque, les manifestations avaient rassemblé plus d’un million et demi de personnes.

Les manifestants d'aujourd'hui sont inquiets. « Le racisme est devenu quelque chose d’ordinaire et le Front national (devenu le Rassemblement national NDLR)est devenu quelque chose d’ordinaire et on a oublié ce qui pouvait être », explique cette manifestante.

« Ça s’est banalisé quelque part de voir une candidate d’extrême droite au second tour. Je pense que la politique qui a été menée n’y est pas pour rien non plus », renchérit un autre manifestant venu assister au cortège à Paris.

Marine Le Pen, un vote pleinement assumé aujourd’hui

Pour cet autre manifestant, il y a encore vingt ans, voire dix ans, voter pour le Rassemblement national était un vote de la honte, mais aujourd'hui, c’est un vote qui est pleinement assumé: « Et je trouve ça très inquiétant la place que prennent les extrêmes de manière générale en France et en Europe en ce moment. »

« Je pense qu’il y a une forme du rejet des systèmes et c’est une crise grave », finit par dire ce manifestant également venu dans les rues de la capitale pour montrer son opposition à Marine Le Pen.

Aujourd'hui, le front républicain semble s’éroder et dans le cortège, beaucoup de manifestants affirment qu’ils n’iront pas voter le 24 avril prochain.

À écouter: Présidentielle 2022: Emmanuel Macron et Marine Le Pen ciblent l’électorat catholique

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