Présidentielle: Emmanuel Macron et l'OM, une passion qui dure

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Emmanuel Macron avec un maillot de l'OM, à Marseille le 17 novembre 2016 -  Crédit BORIS HORVAT / AFP
Emmanuel Macron avec un maillot de l'OM, à Marseille le 17 novembre 2016 - Crédit BORIS HORVAT / AFP

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Pour son grand meeting de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle ce samedi, Emmanuel Macron a choisi de se rendre au Pharo, dans le 7e arrondissement de Marseille. L'occasion, peut-être, de glisser de nouveaux mots sur sa passion pour l'OM. Hasard du calendrier: le club de la cité phocéenne dispute dimanche soir le Classique du championnat de France contre le Paris Saint-Germain au Parc des Princes.

Malgré un agenda chargé, il ne serait pas surprenant que le président sortant fasse en sorte de suivre le résultat de cette affiche de la 32e journée de Ligue 1. En 2017, un documentaire dans les coulisses de sa première campagne montrait sa frustration face à une défaite de l'OM contre l'AS Monaco. "Oh merde! Deuxième fois, put***", s'était-il exclamé devant son épouse Brigitte, stupéfaite.

À l'époque, il s'était aussi rendu à Marseille, avant d'assister à un match au stade Vélodrome. "Pourquoi je soutiens l'OM? Parce qu'ils m'ont fait rêver! Ils m'ont fait pleurer parfois. Ils m'ont fait vibrer", avait-il déclaré. Quelques jours plus tard, il s'affichait dans une émission de télévision avec un maillot du club. Il en avait même profité pour mettre en évidence l'étoile de l'emblème olympien, symbole de la victoire en finale de la Ligue des champions 1993. Ce qui lui fait logiquement dire, auprès de So Foot, que son joueur préféré est Basile Boli. "Pour cette tête inoubliable du 26 mai 1993".

Au cours de son mandat, le chef de l'État, latéral gauche quand il se retrouve sur les pelouses, n'a pas manqué d'exprimer régulièrement son attachement aux couleurs ciel et blanc. Il l'a rappelé pas plus tard que le 11 avril, lendemain du premier tour. "Je suis d'abord pour l'OM", a-t-il lancé à Liévin, alors qu'un homme venait de lui enfiler une écharpe... du Racing Club de Lens. L'an dernier, dans la vidéo "d'anecdotes" tournée avec McFly et Carlito, Emmanuel Macron s'amusait à imaginer un transfert de Kylian Mbappé vers l'Olympique de Marseille. De façon tout aussi légère, il avait dit à un garçon qui souhaitait l'affronter sur le jeu vidéo FIFA: "À mon avis, je te bats! Avec l'Olympique de Marseille, tu verras ce que je te mets contre Liverpool!"

Des ballons échangés avec les joueurs

"Je suis de la génération Marseille. C'était une équipe généreuse. Ils étaient beaucoup à me faire rêver", confiait-il en 2018 dans Téléfoot. "J'aimais beaucoup Chris Waddle", avait ajouté celui qui était adolescent lorsque l'international anglais évoluait à l'OM (1989-1992). Dans cet entretien, il s'était félicité des qualités de l'entraîneur marseillais de l'époque, Rudi Garcia, pour avoir "donné un cadre à son équipe". L'OM sortait alors d'une belle saison, avec une finale de Ligue Europa, perdue 3-0 contre l'Atlético de Madrid d'Antoine Griezmann. Lorsqu'il avait été interrogé sur cette qualification par BFMTV, le président était tout sourire: "Je suis très heureux. C'est une très bonne nouvelle, cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé. Félicitations aux joueurs". Il avait précisé avoir "envie" d'assister au match, ce qui n'avait finalement pas pu se faire en raison d'un sommet européen en Bulgarie.

Au cours de son mandat, l'Élysée a organisé deux rapprochements avec l'OM. Le premier en août 2017. Le président s'était rendu au centre d'entraînement, où il avait chaussé les crampons pour taper quelques ballons avec les joueurs. Jacques-Henri Eyraud, alors président du club, l'avait remercié pour "cette superbe journée", dans un tweet montrant Emmanuel Macron avec un maillot floqué à son nom et du numéro 10. "Je sais ce que vous avez donné l'OM", le remerciera plus tard ce dernier, en lui remettant la Légion d'honneur.

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A post shared by Viktorija Burakauskas (@toribur) on Jan 21, 2020 at 8:43am PST

Une partie du Vélodrome l'avait pris en grippe

Plus récemment, à l'occasion d'un cocktail dînatoire sur le fort d'Entrecasteaux, une rencontre a été organisée avec la délégation olympienne menée par le président actuel Pablo Longoria et le meneur de jeu Dimitri Payet. Ce qui lui avait permis de les féliciter et de saluer les valeurs de cette équipe qui "va de l'avant, ne s'avoue jamais vaincue et colle à l'esprit de la ville". Au passage, des remerciements avaient été adressés à l'OM pour la diffusion d'une vidéo incitant à la vaccination contre le Covid-19.

Fonction présidentielle oblige, Emmanuel Macron a bien sûr été contraint de commettre quelques infidélités de circonstances à l'OM, comme lorsqu'il a salué le "parcours exceptionnel" du PSG et l'aventure "héroïque" de l'OL durant la très particulière Ligue des champions 2020. La presse espagnole croit même savoir qu'il aurait conseillé Kylian Mbappé de prolonger son contrat avec le club de la capitale, plutôt que de se laisser tenter par le Real Madrid. Une façon pour lui de défendre le football français.

Aussi, son amour pour l'OM n'est pas un blanc-seing pour les supporters. En pleine crise des Gilets jaunes, bon nombre d'ultras du groupe des South Winners ne sont pas privés de lancer un chant de défiance au Vélodrome: "Emmanuel Macron, (...) on vient te chercher chez toi". Signe que le public marseillais est loin d'être acquis à sa cause? Au premier tour, les électeurs de la ville l'ont placé en deuxième position avec 22,62% des voix, derrière Jean-Luc Mélenchon (31,12%) et au coude-à-coude avec Marine Le Pen (20,89%).

Article original publié sur BFMTV.com

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