Présidentielle 2022: Ce que le pas de deux Le Pen-Zemmour dit de l'extrême droite

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Marine Le Pen photographiée lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale en 2019 (illustration).  (Photo: Benoit Tessier via Reuters)
Marine Le Pen photographiée lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale en 2019 (illustration). (Photo: Benoit Tessier via Reuters)

POLITIQUE - Une prise de rendez-vous qui tourne au mauvais feuilleton. Au lendemain de la proposition faite par Robert Ménard de réunir Marine Le Pen et Éric Zemmour à Béziers dans le but d’échanger en vue de 2022, c’est toujours le flou qui domine quant à la probabilité de les voir réellement ensemble dans la ville héraultaise. En cause, le format de cette rencontre. Là où Marine Le Pen souhaiterait une discussion informelle sous forme de dîner, le candidat putatif voudrait un débat public, son terrain favori.

Deux positions irréconciliables. Car du côté du RN, on voit mal ce que la députée du Pas-de-Calais aurait à gagner en accordant un débat qui tournerait au match de boxe. “Elle s’abîmerait à se mettre au niveau d’un mec qui est entre 7 et 8% et qui dit tous les jours qu’elle ne peut pas gagner. Il n’y a que des coups à prendre, c’est injouable”, soupirait vendredi un cadre du parti lepéniste, regardant d’un œil mi-amusé, mi-circonspect ce “sketch” se jouer par entourages par interposés.

“Qui va gagner?”

Pour Éric Zemmour en revanche, hors de question d’échanger autrement qu’à travers une joute publique dont il envisage de sortir vainqueur. Car il s’agit bien de cela: convaincre davantage les électeurs de Marine Le Pen de se déporter vers lui que de rallier la présidente du RN à sa cause. En témoigne l’agitation de ses soutiens à l’annonce de ce possible débat, perçu immédiatement comme un affrontement entre deux personnalités. “Qui va gagner?”, demandait sur Twitter, Samuel Lafont, directeur de la communication numérique dans la mobilisation des soutiens d’Eric Zemmour, via un sondage à destination de ses followers.

Les partisans de l’essayiste ont en effet bien compris l’intérêt qu’il y avait à jouer la carte de la panique dans les rangs lepénistes. Objectif: donner l’impression que la présidente du RN, qui se préserve pour apparaître comme la seule rivale d’Emmanuel Macron, se dérobe. “Il y a une inquiétude absolue au Rassemblement national. On le sait, Marine Le Pen ne peut pas gagner. Elle ne travaille pas suffisamment pour créer les conditions de sa victoire”, a déclaré a BFMTV, Antoine Diers, porte-parole de l’association les amis d’Eric Zemmour.

Un possible réservoir

Pourtant, au Rassemblement national, on ne voit pas automatiquement d’un mauvais œil l’aventure solo du polémiste. “Les gens s’émoustillent avec Zemmour, se désinhibent, puis votent Marine. Il tape dans LR et révèle en eux le thème de l’identité”, explique au Monde Philippe Olivier, conseiller politique de Marine Le Pen. ”Ça peut ne pas être mauvais pour nous. Il fait baisser Les Républicains et fait exister nos thématiques en transgressant à notre place”, abonde un élu RN, qui voit dans la candidature d’Éric Zemmour un potentiel réservoir de voix au second tour.

À la condition que Marine Le Pen y accède. Car, selon le dernier sondage Ipsos-Sopra Steria pour Le Parisien et France Info, la députée du Pas-de-Calais passe sous la barre des 20% d’intentions de vote en cas de candidature d’Éric Zemmour. “Elle était à un niveau bien supérieur avant son échec aux régionales”, observe à ce sujet Brice Teinturier, directeur délégué d’Ipsos, décelant un “tassement” dans ses intentions de vote. De là à lui contester son leadership sur le camp national, il n’y a qu’un pas, qu’Éric Zemmour semble chaque jour plus déterminé à franchir. Ce samedi 4 septembre, il a officialisé le lancement de son tour de France.

À voir également sur Le HuffPost: Marine Le Pen veut “laisser le sport en dehors de la politique” tout en faisant régulièrement l’inverse

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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