Présidentielle 2022: bénévolat, «insertion professionnelle»... le débat empoisonné du RSA

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Conditionner le versement des aides aux plus précaires à des heures de bénévolat ou de formation, c'est l'une des propositions du président sortant français Emmanuel Macron. Environ 15 à 20 heures par semaine, pour « faciliter l'insertion professionnelle » selon lui. Ce projet, Marine Le Pen, sa concurrente finaliste d'extrême-droite ne le partage pas. Il sera certainement au programme du débat d'entre-deux-tours du mercredi 20 avril au soir.

En France, moins de deux millions de foyers touchent le revenu de solidarité active (RSA). En attendant, la mesure divise les bénéficiaires et les travailleurs sociaux. David gagne moins de 500 euros par mois grâce au RSA. Lui n'est pas opposé à ce projet même s’il regrette son aspect obligatoire: « Pourquoi pas ? Parce que créer du lien, faire rencontrer des gens sur des projets sociaux, collaboratifs, ce n’est pas forcément négatif. Il joue sur cet argument-là pour faire passer sa mesure qui n’est qu’une stigmatisation des plus pauvres. »

« J’ai accompagné beaucoup de personnes qui étaient bénéficiaires du RSA et qui avaient besoin de tout, explique Quentin, un ancien conseiller Pôle emploi qui craint un accroissement de la misère avec cette proposition d’Emmanuel Macron. Le RSA, c’est quand même la dernière aide, celle qu’on touche quand on n’a droit à plus rien d’autre. Donc, renforcer les conditions d’accès à une aide qu’on touche quand on n’a plus rien d’autre, pour moi cela nécessite de mettre en place autre chose qui viendrait à ceux qui du coup, ne peuvent plus être bénéficiaires du RSA. »

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Un fonctionnement pas adaptable pour tout le monde

En Alsace, Pôle emploi mène l'expérience depuis 2017 sur la base du volontariat. Seulement 3% des bénéficiaires du RSA font du bénévolat. « Pour une grande majorité des personnes, il y a déjà des soucis de santé qui empêchent de rentrer dans le fonctionnement et pour d’autres, on se focalise davantage sur le retour à l’emploi », explique Geoffroy Renimel de l'association d'aide aux plus défavorisés ATD Quart Monde.

Selon un récent sondage, 8 Français sur 10 se disent favorables à un conditionnement du versement des minimas sociaux.

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